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Semaine Sismik du 22 au 26 novembre 2010



Pour sa troisième édition, la semaine Sismik met l’accent sur la construction parasismique et les messages tous azimuts pour se préparer à la survenue d’un séisme.

Destinée à sensibiliser la population au risque sismique, les opérations d’information menées depuis la fin des années 1990 ont été amplifiées depuis le lancement du Plan séisme en 2007, en particulier à travers la semaine Sismik. Une campagne d’information à grande échelle à laquelle le public est réceptif, en particulier après deux événements récents : le tremblement de terre aux Saintes en 2004 et celui de la Martinique en 2007. Le séisme de triste mémoire à Haïti en janvier dernier est encore dans tous les esprits et nous rappelle notre grande vulnérabilité face à ces éléments extrêmes. Car les Antilles sont également sous la menace : un à deux séismes majeurs sont susceptibles d’affecter la Guadeloupe chaque siècle, le dernier séisme le plus meurtrier ayant eu lieu en février 1843.

20% de constructions sans permis
Si l’on ne peut prévoir ni empêcher un tel cataclysme, des mesures de protection existent afin de sauver des vies et d’assurer sa survie. Pour chaque citoyen, il s’agit d’acquérir une culture du risque sismique en se préparant au pire, en adoptant des comportements adéquats, en obéissant à des règles de construction pour minimiser le risque d’effondrement des bâtiments, cause majeure des pertes humaines. Or, la prise en compte de ce risque dans la construction est loin d’être satisfaisante. D’après un rapport des Etats Généraux de l’Outre-Mer, « 20% ou plus des constructions sont édifiées sans permis  ; pour les autres, le permis est considéré comme un acte purement administratif. De plus, aucun dispositif de contrôle n’existe pour s’assurer que les règles sont prises en compte  ». Si l’on ajoute à ce constat « une grande fragilité du parc public des équipements scolaires, de l’habitat collectif et les maisons individuelles  », il reste encore fort à faire.

Un guide pour le public
Au reste, des études d’opinions des précédentes campagnes de prévention ont convaincu les responsables d’insister, cette année, sur le bien fondé de la construction parasismique, sous la forme d’un dépliant qui sera disponible dans les lieux publics et auprès des fournisseurs de matériaux. « Il ne s’agit pas d’un document technique, mais plutôt d’un guide regroupant les bonnes méthodes de construction » commente Guillaume Steers, chargé de mission sur les risques naturels à la Direction régionale de l’Environnement.
Le programme complet de cette campagne 2010 n’est pas encore totalement bouclé. Il est prévu de réitérer les informations de base sur les comportements en cas de séisme, l’importance du kit de survie… Le public sera également convié à tester le nouveau simulateur au centre de préparation aux risques sismiques à Pointe-à-Pitre.

n° 55 du 28/10/2010