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Réfection d’un assainissement autonome
Une étude de faisabilité et une demande d’autorisation à la mairie sont les préalables à toute rénovation d’un système d’assainissement non collectif.
Tout propriétaire qui ne peut être relié au réseau d’assainissement collectif est tenu d’installer un système d’assainissement autonome. La réglementation en la matière a été renforcée pour les installations neuves et anciennes, en vue d’améliorer la protection des ressources en eau. Dans ce cadre, la loi impose que toutes les installations autonomes soient contrôlées d’ici décembre 2012. Cette mission est confiée aux communes via les services publics d’assainissement non collectif (SPANC) ou, à défaut, par délégation à des entreprises privées.
Problème : le traitement des eaux
usées
Ces contrôles sont destinés à vérifier la conception,
le bon fonctionnement et l’entretien de
la fosse septique. A l’issue du diagnostic, en cas
dysfonctionnements ou de pollution avérée,
des travaux ou une réhabilitation doivent être
envisagés dans les quatre ans après le contrôle.
Or, en Guadeloupe, où 60 % de l’assainissement
est assuré à titre individuel, les installations
sont souvent vétustes. L’épuration des eaux
pose notamment problème puisque les puisards
à l’origine des pollutions, le plus souvent la
règle des vieilles installations, sont interdits.
Etudes de sol et de filière
Toute réhabilitation d’un système d’assainissement
qui n’est pas aux normes oblige un propriétaire
à déposer un dossier de demande
d’autorisation d’installation de fosse sceptique
à la mairie qui le transmettra au service
public d’assainissement non collectif pour avis
technique.
Plusieurs filières sont aujourd’hui autorisées par
les arrêtés de 2009. Cependant, le choix et le
dimensionnement du système sont orientés en
fonction de l’étude de sol (perméabilité, hydromorphie,
etc.). Cette étude s’accompagne
d’une étude de filière qui définit les critères de
réalisation d’un système d’assainissement, le type
de dispositif à mettre en place, les contraintes
de réalisation. Aussi est-il conseillé de s’adresser
à un professionnel spécialisé dans l’assainissement.
Les travaux ne peuvent commencer
qu’après l’accord de la mairie.
Soutiens financiers
Le coût des travaux de mise en conformité
dépend de l’ampleur de l’intervention. Pour
la réhabilitation de l’ANC qui bénéficie d’un
taux réduit de TVA, il existe plusieurs dispositifs
d ‘aides financières.
- L’éco prêt à taux zéro spécifique pour les
résidences principales construites avant 1990.
Il est attribué sans conditions de ressources
et distribué par les banques conventionnées.
Son montant est plafonné à 10 000 euros et
remboursable sur 10 ans.
- Des subventions de l’Anah, sous conditions
de ressources, peuvent être consenties pour
ce type de travaux lorsque l’habitation principale
date de plus de 15 ans.
- D’autres aides de l’Etat ou des collectivités,
peuvent aussi être attribuées, sous conditions
de ressources, aux propriétaires occupants
lorsque les logements sont achevés depuis 10 ans.
n°29/09/2011