Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?
- Construction : la belle aventure (4)
- Concilier confort, économies et environnement

Promoteurs
Vers une régulation du système ?
La conjoncture chaotique pourrait remettre de l’ordre dans la profession.
Le projet de loi-programme pour l’outremer
modifie en profondeur l’actuelle loi
Girardin, en particulier l’investissement locatif.
Celle-ci autorise des réductions d’impôt
substantielles, pendant cinq ans, pour les
investissements locatifs libres* et intermédiaires**,
de l’ordre de 40 à 50% du prix de
revient de l’acquisition sur la base d’un plafond
au m2, à condition de louer le bien nu
durant 5 ou 6 ans.
Bien que le gouvernement ait retardé la fin
de ce processus à la fin 2011 pour le locatif
libre et à la fin 2012 pour le locatif intermédiaire,
la dégressivité du taux d’abattement
du volet immobilier perd de son intérêt pour
les investisseurs privés. Le plafonnement limitant
les réductions d’impôt à 40 000 euros
ou 15% du revenu, adopté en Conseil des
ministres, n’arrange rien aux affaires.
Un esprit conquérant
Dans l’attente de l’examen de la future loi par
le Parlement, comment les investisseurs immobiliers
réagissent-ils ?
« Entre juin et septembre, nous avons constaté un
attentisme fort. Aujourd’hui, la démarche est très
différente. Encouragés par les promotions qui ont
cours en métropole, les investisseurs arrivent avec
un esprit conquérant en pensant qu’ils peuvent
de bonnes affaires. Sur 50 appels, 30% sont bien
décidés à négocier, avec des propositions parfois choquantes
» indique un promoteur local.
Ce dernier reconnaît que les promoteurs ont profité
des opportunités immobilières avec de belles
marges à la clé. « Mais si les prix à la vente baissent,
les prix des terrains vont baisser » prédit-il.
Clientèle ciblée
Pour autant, la conjoncture devrait permettre
de remettre de l’ordre dans la profession.
« Nous pensons que la crise permettra d’écarter
les promoteurs occasionnels, qui alimentent la
spéculation, et que ne resteront que les experts
dans ce domaine. Les promoteurs de métier s’en
réjouissent car cela permettra de réguler et d’assainir
le système. »
Dans ce contexte, comment rester compétitifs
et continuer d’attirer les investisseurs ? Certains,
comme ce promoteur, ont choisi d’anticiper
en se différenciant. « Nous jouons la
carte du bonus en offrant des produits différents,
plus grands, mieux placés, avec vue. L’objet est
d’attirer une clientèle qui cherche à valoriser son
patrimoine. Proposer des biens de qualité est très
positif pour notre île et permet de capter les investisseurs
étrangers. »
*Logements locatifs libres : sans plafond de loyer et sans
conditions de ressources du locataire.
**Logements locatifs intermédiaires : sous conditions de
loyer et de ressources du locataire.
n°31 30/10/08