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Prévention parasismique : les bons matériaux
Matériaux de qualité et mise en oeuvre dans les règles de l’art : les préconisations de l’Association française pour la prévention du risque sismique (AFPS).
Le rapport de la mission de diagnostic que
l’AFPS a effectuée en Haïti en juin dernier
confirme, entre autres enseignements, le bien
fondé des règles parasismiques lors de la
construction des bâtiments, dans le domaine
des matériaux utilisés comme dans leur mise
en oeuvre. La construction parasismique est régie
par les règles PS 92 (bientôt remplacées par les
Eurocodes 8) qui sont destinées à renforcer la
résistance des ouvrages pour rendre une habitation
moins vulnérable. L’occasion de préciser
les recommandations du Guide CP-MI
Antilles qui reste, pour l’heure, la bible des intervenants
de la construction.
Murs maçonnés
Les éléments de maçonnerie utilisés pour les
murs sont exclusivement d’une épaisseur minimale
de 20 cm pour les blocs creux et de 15
cm pour les blocs pleins et assimilés.
Les différents modèles sont des blocs creux en
béton courant, des blocs pleins en béton courant
ou en béton cellulaire ou, par assimilation,
des blocs à perforations verticales.
Les blocs creux doivent comporter au moins
une paroi intermédiaire orientée parallèlement
au plan du panneau.
Les blocs perforés sont assimilés à des blocs
pleins si les perforations verticales sont disposées
perpendiculairement au plan de pose. Les
résistances préconisées sur les matériaux doivent
être garanties par le fournisseur.
Mortiers de jointoiement
La résistance du panneau de maçonnerie
dépend de la résistance des joints au mortier
de ciment et de la liaison des joints avec les blocs.
Pour ces mortiers, les plus gros grains des sables
utilisés ne doivent pas excéder 5 mm. Le dosage
en ciment doit être au minimum de 250 kg
par m3 de sable sec.
Bétons
L’utilisation du sable non lavé est interdite. Le
sable de mer doit être lavé à l’eau douce au préalable
pour éviter la corrosion des armatures ;
le sable de rivière doit être lavé en raison de la
présence éventuelle de boue et le sable de pouzzolane
doit être humidifié avant usage. A cause
de sa porosité, il absorberait une partie de l’eau
de gâchage destinée à hydrater le ciment.
Pour le béton des chaînages, les gravillons utilisés
doivent être de granulométrie 5/15.
Béton prêt à l’emploi : les ajouts d’eau sur chantier
sont interdits. La durée cumulée du transport
et de l’attente jusqu’à la fin de la vidange
ne doit pas être supérieure à 2 heures à compter
de la première gâchée en centrale.
Le dosage en ciment fait sur place doit être d’au
moins 350 kg par m3 et la quantité d’eau doit
être limitée au strict nécessaire.
Armatures
Les armatures utilisées pour les ouvrages en
béton armé (ossatures, planchers, chaînages,
encadrements des baies) doivent être des aciers
à haute adhérence de nuance Fe E 500 présentant
un allongement garanti sous charge maximale
d’au moins 5%.
Les distances d’enrobage doivent être conformes
aux dispositions suivantes : 5 cm pour les
ouvrages exposes à la mer, aux embruns ou
bouillards salins ; 3 cm pour les parois coffrées
ou non, soumises à des actions agressives, des
intempéries ou des condensations, 1 cm pour
des parois sises dans des locaux couverts et clos,
non exposés aux condensations.
(Source : Guide CP-MI Antilles (Tome IV). http://www.planseisme. fr/IMG/pdf/Guide_CPMI_Antilles.pdf
n° 57 du 30/12/2010