Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?
- Construction : la belle aventure (4)
- Concilier confort, économies et environnement

Métiers : Malika Rippon, ingénieur béton
« Chaque chantier est un nouveau challenge ».
Cette maman pétulante de 34 ans s’efface, le jour, derrière l’ingénieur en bâtiment qui calcule et dimensionne les super structures afin d’assurer leur solidité et leur stabilité.
« Je suis exactement où je devais être. Chaque chantier est un nouveau défi et je m’enrichis de chaque projet » dit-elle avec assurance. « Le bâtiment, c’est tellement sérieux ! C’est une lourde responsabilité. Ce métier est très prenant émotionnellement car on n’a pas le droit de se tromper : au-delà du risque pénal, il y va de la sécurité des gens. »
De réelles opportunités
La tête bien faite et les pieds sur terre, armée d’une
maîtrise de physique et d’un DESS de gestion
des entreprises, cette femme de challenges avait
imaginé créer sa structure et sa propre production
en revenant en Guadeloupe, après ses études.
Elle a dû réviser ses plans. « J’ai compris que
seul le bâtiment offrait de réelles opportunités
pour travailler et gagner correctement sa vie ici
» dit-elle.
Alors qu’elle planche sur les prix et devis dans
une entreprise de BTP, l’idée, soufflée par son boss
de tenter le concours du Centre des hautes études
de la Construction CHEC, spécialité béton
armé, emballe Malika. Un an plus tard, son titre
d’ingénieure en poche, elle s’atèle à la tâche dans
un cabinet d’études. « Là, j’ai tout appris. A
l’école, on apprend à apprendre. Quand on travaille,
on apprend un bâtiment. »
Ouverture d’esprit
Ses neurones musclés entrent en scène après que
l’architecte a dessiné les plans. « Chaque partie
de l’ouvrage doit être calculée pour recevoir les
charges et résister aux cyclones, aux séismes. Il
faut étudier l’épaisseur des dalles, la section des
poteaux, se préoccuper du sol et du type de fondations,
tenir compte des charges d’exploitation
du bâtiment. Il faut aussi réaliser les plans de
coffrage et de ferraillage et suivre le chantier »
résume-t-elle.
Durant huit ans, Malika a collaboré à la réalisation
de gros chantiers comme le collège de
Sainte Anne, le lycée du Gosier, des logements
sociaux, l’état-major des Pompiers, ou
les ponts de la déviation de Capesterre. Se
sent-elle de taille à réduire des plans béton
majuscules à ceux d’une maison individuelle ?
« C’est une autre échelle, un métier bien différent
» admet Malika qui avoue s’y être essayée,
en se prenant la tête, sur sa propre maison.
Apprendre encore et toujours est son credo.
Cette insatiable curiosité la pousse en avant.
Après la maîtrise d’œuvre, Malika se charge
sans complexe de la maîtrise d’ouvrage, à la
Semag. « Mes compétences techniques sont très
utiles dans cette fonction et on ne peut pas me
raconter trop d’histoires » prévient-elle d’ un
air malicieux.
Autant dire qu’elle connaît la musique et qu’il
ne faut pas venir lui jouer les violons !
n°30 25/09/08