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Métier : conducteur de travaux

Tony Diomède, conducteur de travaux



Son rôle : gérer le budget, coordonner et suivre les travaux des constructions.

« Avec les artisans, la situation est gérable. Mais s’il y a des tensions avec les clients, ça peut devenir très compliqué ! » lance notre interlocuteur, sourire entendu. Si bien que Tony Diomède, interface entre la société de construction qui l’emploie et la clientèle, met toute son énergie à bonifier le contact. « Dans ce métier, il faut beaucoup de rigueur et un bon feeling. Dès le premier contact, il est important que la clientèle sente qu’elle fait face à un professionnel. Simple en apparence, c’est une mission assez compliquée d’un point de vue relationnel. Si on arrive à bien gérer cet aspect, c’est 80% du travail effectué » témoigne ce jeune homme affable de 38 ans, conducteur de travaux depuis 10 ans, et depuis toujours dans le bâtiment.

Bien s’entourer

Tony Diomède a démarré dans le secteur avec un CAP de dessinateur métreur. Il a exercé à titre indépendant et s’est lancé dans la création d’entreprise. Son expérience de terrain associée à une formation « gros œuvre » puis l’obtention d’un bac professionnel « Etude de prix, organisation et gestion des travaux » lui ont permis de s’établir à son compte et au service de diverses sociétés de construction. Conducteur de travaux : un métier à ne pas confondre avec le chef de chantier qui ne s’occupe que d’un chantier à la fois. Tony, lui, conduit 17 à 18 chantiers par an - la norme pour être efficace et performant, dit-il -, ce qui correspond à deux à trois ouvertures de chantier par mois. A charge pour le professionnel de gérer le budget des travaux prévu, le planning par corps de métier et de choisir les artisans. Une mission délicate. « Les équipes tournent. On peut tomber sur des artisans moins professionnels que d’autres et cela oblige à davantage de vigilance. Nous sommes constamment à la recherche de gens compétents. Le gros du travail, c’est de bien s’entourer. »

Les affres de la circulation

Un jour à Capesterre, le lendemain au Moule, et ainsi de suite. Tony avoue gérer difficilement le paramètre contraignant de la circulation : un sérieux frein aux déplacements pour arriver en temps et en heure sur les chantiers situés d’un bout à l’autre de la Guadeloupe. Mais ces contraintes sont compensées par le plaisir du travail accompli, lorsque la maison est finie. « C’est une grande satisfaction. En partant de rien, le projet prend forme jusqu’à la réception. L’œuvre est là et on prend du plaisir à la regarder ! »