Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Une extension en bois
- Maison « bio » : l’avenir du futur
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?

Maison individuelle : l’état des lieux
Partenaires de la première heure des 3 Jours de l’Immobilier, les constructeurs de l’Union des Maisons françaises seront présents sur le salon. L’occasion de faire le point sur la construction des maisons individuelles avec Patrice Lasnier, président régional de l’UMF Antilles-Guyane.
Quelle est la situation du marché de
la construction ?
La baisse d’activité de l’année 2009 n’a pas
été rattrapée en 2010. Nous sommes en présence
de nombreux candidats acquéreurs
confrontés à un problème de corrélation entre
le budget dont ils disposent, souvent inférieurs
à 200 000 euros, et leur projet. Le volume d’offres
foncières est un peu plus important mais
le prix des terrains n’a pas baissé. Tout au plus,
il s’est stabilisé. Le prix de la construction, qui
n’a pas évolué en 2009, est dans une phase haussière :
la remontée du prix du pétrole va générer
des augmentations de coûts sur les matériaux
et le fret.
Qu’en est-il aujourd’hui des aides à
l’accession ?
Aucune commune ne s’est encore intéressée au
Pass-Foncier, ce dispositif qui permet de dissocier
l’achat de la construction et celui du terrain
grâce au portage. Quant au prêt à taux zéro
doublé, des banques commencent à proposer
ce mécanisme dans le montage des crédits
mais on peut regretter un manque de dynamisme
des organismes financiers plus prompts
à proposer des produits financiers que des crédits
à l’habitat.
La réforme de la défiscalisation n’est pas un
moteur à l’accession pour les gens qui disposent
d’un budget et qui veulent acquérir un
nouveau logement. Ils ne peuvent plus prétendre
à une résidence principale en défiscalisation
s’ils ne sont pas primo accédants. Ils ont
alors tout intérêt à choisir dans l’ancien pour
disposer du crédit d’impôt sur les intérêts
d’emprunt.
Comment abordez-vous la
nouvelle réglementation
RTAA Dom ?
Il subsiste quelques problèmes d’interprétations
dans le texte que nous
avons soumis au ministère mais, localement,
nous essayons de travailler
avec les bureaux de contrôle sur ces
points qui posent problème afin de
déterminer une ligne de conduite.
Si on peut se féliciter du meilleur
confort dans l’habitat que soutient
cette réglementation, les ménages
seront pénalisés. Auparavant, les particuliers
ne prévoyaient pas toujours
de s’équiper d’un chauffe-eau solaire
et d’isoler la toiture pour des raisons
budgétaires. Ces équipements deviennent
obligatoires de même que l’augmentation
des ouvertures qui va générer des
surfaces de menuiseries supplémentaires. La
mise en conformité avec la RTAA Dom va renchérir
les coûts de la construction de 5 % à 7%.
Pour un budget serré, cette augmentation
représente 5 m2 de surface habitable en moins
sur une villa de 100 m2 qui peut être évaluée
entre 1000 000 et 110 000 euros.
Quels sont les enjeux du salon de
l’immobilier pour la profession ?
Tout l’intérêt du salon réside dans la chaîne de
conseils très divers offerts au public, des conférences
intéressantes. Les visiteurs sont en général
très motivés. Nous constatons une attente
et une réelle demande. Les gens se réservent
une matinée ou une après-midi entière pour
rencontrer les professionnels. C’est clairement
un salon où les gens viennent chercher des
conseils et aussi des offres. C’est aussi l’occasion
pour les professionnels, en tout cas les
constructeurs, de faire un geste commercial.
n° 49 du 22/04/2010