Maison anticyclonique



Une construction anticyclonique permet de réduire les effets directs et indirects d’un cyclone et d’améliorer la résistance générale du bâtiment.


Le dimensionnement des fondations, l’indéformabilité de la construction et la résistance des chainages, de la couverture et des menuiseries permettent d’assurer la tenue de la construction.
Il ne s’agit pas de garantir la résistance totale d’un bâtiment contre tout phénomène cyclonique mais d’améliorer sa résistance générale de façon à ce que la vie des occupants ne soit pas menacée.
Tout commence avec le choix d’implantation du terrain en veillant à éviter les effets de site (bords de mer, forte exposition aux vents, etc.)
Le plan de prévention des risques (PPR) vous informe utilement sur les risques d’inondation et de glissement de terrain.

Réduire les effets « prise au vent »
Pour lutter contre l’effet de la prise au vent, les débords de toiture sont réduits. Au-delà d’une trentaine de centimètres, des techniques particulières sont nécessaires pour renforcer le débord et limiter le risque de soulèvement du toit.
Pour réaliser une terrasse couverte, une conception adaptée est indispensable. La toiture de la terrasse doit être indépendante de celles de la toiture de sorte que si elle est emportée, cela n’affecte pas la toiture principale. La pente du toit est l’élément principal de défense des structures de la maison contre les forces de soulèvement et d’arrachement des toitures en cas de vent fort. Un toit à quatre pans, avec une inclinaison de 30 °, est recommandé.
La tôle ondulée doit être fixée à l’aide de vis et non pas de clous. Le recouvrement doit être suffisant, l’ancrage des tôles toutes les trois ondes, et la fixation des tôles aux extrémités du toit sur les planches ou sur le béton des murs porteurs, par des vis tous les 50 cm.

Une bonne liaison murs/charpente
Le renforcement des ouvertures (portes et fenêtres) doit être impérativement protégé par un système de volets paracycloniques. Àdéfaut, l’épaisseur du vitrage doit être d’au moins 6 mm. Concernant les ouvertures, de trop grandes surfaces « ouvertes » sont dans tous les cas à proscrire, même protégées par des volets.
Le contreventement, qui correspond à l’agencement des différentes pièces de la construction, est destiné à en assurer la stabilité, à s’opposer à sa déformation due aux efforts horizontaux ou à son renversement. Les contreventements verticaux ne sont pas suffisants. Des contreventements horizontaux doivent également être assurés à l’aide des toitures (charpente bois correctement dimensionnée avec une bonne mise en oeuvre, bon choix du bois, bon ancrage de la charpente à la structure) et des planchers. L’ensemble du dispositif de contreventement doit être soigneusement liaisonné. Une bonne conception du bâti et sa mise en oeuvre dans les règles de l’art garantissent un logement prêt à braver des intempéries extrêmes.

(Source : Prévention des risques majeurs- Ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Plus d’infos sur www.prim.net)

A SAVOIR
Les DOM-TOM exposés aux cyclones sont classés en zone 5. La classe 5 décrète des normes qui permettent aux infrastructures de résister à des vitesses de vents d’un minimum de 210 km/h et pour un coefficient de site de 1,20 (une construction de 10 mètres de hauteur doit pouvoir résister à des pressions de vent de plus de 250 kg/ m2).

n° 51 du 24/06/2010