Accueil du site > Dossiers > Construction - Assurance > La parole au constructeur

La parole au constructeur



Construire est un projet ambitieux. Le rêve d’une vie. Il est donc capital de s’entourer de professionnels confirmés, disposant de toutes les garanties, pour concrétiser ce projet. L’avis de Patrice Lasnier, président de la Fédération de l’Union des Maisons Françaises Antilles-Guyane.

Quels conseils donneriez-vous à un acquéreur potentiel ?
La démarche de construction d’une maison individuelle pour en faire sa résidence principale est lourde. Elle s’inscrit dans le long terme puisque c’est le bien qui sera transmis aux enfants. Il faut donc envisager cette démarche avec sérieux et prudence, s’entourer de professionnels, du début à la fin de l’opération.

Comment envisager le choix du terrain ?
Lorsque le foncier est apporté par un professionnel, lotisseur ou agent immobilier, la situation est juridiquement encadrée. S’il émane d’un particulier, il est préférable de prendre des précautions  : vérifier, en mairie, les règles d’urbanisme qui sont attachées à ce terrain, s’il est viabilisé ou non ; consulter le Plan de Prévention des Risques de la commune.
Le futur acquéreur peut également consulter le constructeur avant de signer la promesse de vente afin que celui-ci puisse avoir un avis sur la nature du sol, la topographie. On ne construit pas sur un terrain en pente comme sur un terrain plat. Il faut donc vérifier qu’il n’y a pas de problème sur le foncier et bien valider son budget avec l’aide des banquiers.

Concernant la construction, quelles recommandations feriez-vous ?
Il est important de faire appel à un constructeur qui apporte toutes les garanties, ce qui est un minimum puisque ce sont des garanties obligatoires. Ne pas les réclamer est une erreur, ne pas les fournir, une faute. Car si le constructeur qui est chargé de la réalisation du projet ne peut pas produire un justificatif de ses garanties, c’est qu’il existe un problème et il faut être vigilant. En cas de doute, l’acquéreur peut se renseigner auprès des conseillers de l’ADIL.
Dans tous les cas, il faut prendre le temps de mûrir son projet et s’entourer de professionnels. Cela ne veut pas dire que le projet se passera parfaitement bien. Mais avec les garanties, le futur propriétaire dispose de recours, d’assurances et en cas de souci, le problème sera résolu. S’affranchir de ces garanties, c’est partir à l’aventure, une aventure risquée surtout si l’on s’engage sur un remboursement de crédit sur 20, 25 ou 30 ans...

28/07/2011 N°64