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La maison en bois
La tradition aux normes européennes
La maison en bois revient en force. Plus résistante et tout aussi chaleureuse.
Le bois a du corps. Matériau noble et sain, bon régulateur hygrométrique, le bois est disponible et renouvelable, ce qui permet de préserver l’environnement. Si l’on ajoute à ses qualités sa chaleur, sa couleur, son odeur, ses possibilités architecturales, on comprend pourquoi la construction en bois bénéficie, partout, d’un regain d’intérêt.
Un marché en plein essor Abandonnée après les ravages que le cyclone Hugo a provoqués sur les cases légères, la maison en bois revient en force en Guadeloupe. « Le marché tend à se développer pour des raisons environnementales et parce qu’en cas de tremblement de terre, la construction en bois a plus de chance de bouger sans craquer. L’Etat encourage ce type de construction » affirme un constructeur local. La maison en bois est aujourd’hui anticyclonique et parasismique. « La façon de construire la maison en bois a changé : elle peut paraître déroutante » explique l’entrepreneur qui a bifurqué de la construction traditionnelle vers la construction aux normes européennes, tout en privilégiant l’esprit et le style traditionnels. La construction aux normes NF P 21-204-1 répond à des règles très précises du DTU 31.2 (document technique unifié). Pour le maître d’ouvrage, c’est l’assurance de bénéficier d’une garantie dommages ouvrage et d’une garantie décennale. L’ossature bois, système le plus communément utilisé, a métamorphosé la structure. Dans la maison traditionnelle, les poteaux et les bardages étaient apparents, à l’intérieur.
Une bonne isolation thermique En norme européenne, l’ossature n’est pas apparente : c’est le contreplaqué qui compose le contreventement de la maison et le bardage est revêtu de plaques de plâtre. Un pare pluie assure l’étanchéité de la structure. Le bardage est vissé ou cloué sur des contre liteaux. La ventilation s’opère par des grilles anti rongeurs, installées à la base, qui laissent remonter la chaleur vers la charpente.
Pin ou bois rouge Le choix de l’essence détermine le coût de la construction. Le pin classé CL4 ou le bois rouge, tel que l’angélique du Brésil, sont des matériaux le plus souvent utilisés. « Moins cher que le bois rouge, le pin offre l’avantage de jouer sur la finition puisqu’il peut être soit lasuré, soit peint » indique le constructeur. Les lasures en couleur, disponibles sur le marché, permettent de mettre le bois en valeur et de jouer sur tous les tons. Dans la salle d’eau ou la cuisine, on utilise plutôt du Tripoli, un bois adapté à l’eau et du viroc, un matériau composite bois et ciment adapté aux pièces d’eau. Enfin, les essences comme le cèdre ou le courbaril équipent généralement les volets et fenêtres pour leur bonne tenue face aux variations climatiques.