Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?
- Construction : la belle aventure (4)
- Concilier confort, économies et environnement

La maison à ossature bois
Energétiquement performante, écologique et confortable, la maison à ossature bois se conçoit aux normes paracycloniques et parasismiques.
Il y a tout juste vingt ans, le cyclone Hugo a ruiné les constructions,
notamment en bois, arrachant les toits, soufflant les
modestes cases, toute construction fragile sans appui, en prise
directe avec des vents soufflant à plus de 220 km/h et des
rafales estimées à 300 km/h (impossible à préciser, les instruments
des météorologues n’ayant pas résisté). De nombreuses
demeures construites dans les règles de l’art sont restées
debout. N’empêche, le bois jugé peu fiable a été remisé.
Mesures paracycloniques
L’ère de la construction en dur a succédé à cette catastrophe
mais aujourd’hui, la construction en bois, solidement
ancrée sur les fondations d’une dalle en béton, avec une
charpente soigneusement liaisonnée aux murs, se refait une
santé. Le cataclysme a donné lieu à un rappel des dispositions
constructives préventives. Traditionnelle ou industrielle,
la construction bois est soumise, comme la construction en
dur, à des recommandations paracycloniques limitant les
effets de prise au vent.
Les maisons en bois doivent pouvoir affronter l’aléa cyclonique
par des mesures renforcées : contreventements horizontaux
et verticaux destinés à assurer la stabilité de l’ouvrage,
réduction de la pente et des débords de la toiture, toit
de la galerie indépendant de celle de la toiture principale,
ancrage de la toiture à l’aide de vis, fermetures par des volets
paracycloniques…
Normes parasismiques
Matériau apprécié pour ses qualités écologiques, esthétiques
et de confort thermique, le bois est également plébiscité
dans la construction parasismique. L’ossature en bois offre
une certaine rigidité sur l’ensemble du bâti et une souplesse
lors de mouvements de terrain dues à des secousses sismiques.
Toutefois, la technologie bois est une conception complexe
qui ne fait guère de place à l’aléatoire. Elle requiert du
concepteur la maîtrise des mouvements d’un matériau
vivant, ses aspects thermiques et acoustiques, la diffusion
de la vapeur et la préservation de l’enveloppe des diverses
attaques (insectes et moisissures). Autre point fort de la
construction bois : la rapidité d’exécution. La construction
sèche est moins gourmande en énergie. Elle permet de réaliser
un chantier rapidement et proprement.
Une architecture adaptée à la chaleur, une mise en oeuvre
dans les règles de l’art, des matériaux adéquats, naturellement
imputrescibles ou traités fongicide et insecticide, permettent
aujourd’hui de vivre en sécurité dans une maison
en bois et d’assurer la pérennité du style créole, véritable art
de vivre .
n°42 du 24/09/09