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La maison à ossature bois



Energétiquement performante, écologique et confortable, la maison à ossature bois se conçoit aux normes paracycloniques et parasismiques.


Il y a tout juste vingt ans, le cyclone Hugo a ruiné les constructions, notamment en bois, arrachant les toits, soufflant les modestes cases, toute construction fragile sans appui, en prise directe avec des vents soufflant à plus de 220 km/h et des rafales estimées à 300 km/h (impossible à préciser, les instruments des météorologues n’ayant pas résisté). De nombreuses demeures construites dans les règles de l’art sont restées debout. N’empêche, le bois jugé peu fiable a été remisé.

Mesures paracycloniques
L’ère de la construction en dur a succédé à cette catastrophe mais aujourd’hui, la construction en bois, solidement ancrée sur les fondations d’une dalle en béton, avec une charpente soigneusement liaisonnée aux murs, se refait une santé. Le cataclysme a donné lieu à un rappel des dispositions constructives préventives. Traditionnelle ou industrielle, la construction bois est soumise, comme la construction en dur, à des recommandations paracycloniques limitant les effets de prise au vent.
Les maisons en bois doivent pouvoir affronter l’aléa cyclonique par des mesures renforcées : contreventements horizontaux et verticaux destinés à assurer la stabilité de l’ouvrage, réduction de la pente et des débords de la toiture, toit de la galerie indépendant de celle de la toiture principale, ancrage de la toiture à l’aide de vis, fermetures par des volets paracycloniques…

Normes parasismiques
Matériau apprécié pour ses qualités écologiques, esthétiques et de confort thermique, le bois est également plébiscité dans la construction parasismique. L’ossature en bois offre une certaine rigidité sur l’ensemble du bâti et une souplesse lors de mouvements de terrain dues à des secousses sismiques.
Toutefois, la technologie bois est une conception complexe qui ne fait guère de place à l’aléatoire. Elle requiert du concepteur la maîtrise des mouvements d’un matériau vivant, ses aspects thermiques et acoustiques, la diffusion de la vapeur et la préservation de l’enveloppe des diverses attaques (insectes et moisissures). Autre point fort de la construction bois : la rapidité d’exécution. La construction sèche est moins gourmande en énergie. Elle permet de réaliser un chantier rapidement et proprement.
Une architecture adaptée à la chaleur, une mise en oeuvre dans les règles de l’art, des matériaux adéquats, naturellement imputrescibles ou traités fongicide et insecticide, permettent aujourd’hui de vivre en sécurité dans une maison en bois et d’assurer la pérennité du style créole, véritable art de vivre .

n°42 du 24/09/09