L’ossature en acier

légère, solide et esthétique



Encore marginales aux Antilles, les constructions à charpente et à ossature métalliques se positionnent comme une sérieuse alternative au bois et au béton, respectueuse de l’environnement.


Plus couramment mis en oeuvre dans les bâtiments industriels et de stockage, l’acier, très prisé dans l’habitat résidentiel d’autres pays, se développe en métropole et a un beau rôle à jouer aux Antilles en raison de ses atouts multiples : légèreté, solidité, stabilité au feu, durabilité.
Ce n’est pas seulement la charpente qui est en métal mais tout le squelette de la structure.
Cependant, on peut opter pour des murs en acier et une charpente en bois. Cette ossature reçoit des parements : une doublure extérieure d’étanchéité faite de bardage en bois, de bardage métallique ou d’une enveloppe de béton.
Les murs sont isolés de laine de verre ou de roche et l’habillage intérieur est constitué de plaques de plâtre. La charpente est revêtue d’une isolation sous la couverture métallique.

Des qualités indéniables
L’acier galvanisé est d’un usage maniable car il permet une grande souplesse d’architecture, sans limite de formes et de volumes. A sections égales, les poutrelles en acier, plus résistantes que les poutrelles traditionnelles, admettent de plus grandes portées. Le poids de l’ensemble est allégé par rapport à une maison maçonnée. En outre, l’extension d’une ossature métallique est plus simple à réaliser que dans une maison traditionnelle bois ou béton.
Autre atouts : le matériau ne subit pas d’agression extérieure ni d’attaque des insectes (termites, par exemple). Donc, pas de traitement toxique fongicide ou insecticide avant ou après la pose des structures prêtes à monter, préfabriquées en atelier. Atout non négligeable : la surface disponible est supérieure aux autres procédés car les murs sont moins épais.
Autre bonne note écologique : les profils inertes sont recyclables à l’infini. Enfin, ce type de construction, aux normes en vigueur dans nos îles, s’adapte à toutes les contraintes locales de construction et à tous les styles (citadin, rural, maison d’architecte, habitat social).

Rapidité de mise en oeuvre
L’avantage manifeste de la cette filière sèche est sa rapidité d’exécution. En étant aguerri aux techniques spécifiques de mise en oeuvre, il faut compter moins de trois semaines pour monter la structure complète d’une maison de 100 m2.
Chaque élément est prédécoupé et assemblé en atelier. Les pièces sont montées sur le chantier à la manière d’un meccano à l’aide de vis et de boulons. Dans ces conditions, le maître d’ouvrage s’affranchit des aléas du chantier : pas de gravats, de ciment, de parpaings cassés. Gain de temps, gain d’argent : le coût d’une maison en acier est encore compétitif par rapport aux autres procédés de construction.

n° 60 du 31/03/2011