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L’invité : Didier Méridan

le solaire dans la peau



Il doit son itinéraire professionnel à un mental de gagnant. Rencontre avec Didier Méridan, directeur commercial régional chez Tenesol, une force tranquille qui vante la réalité sociale de la filière solaire.


Didier Méridan, né aux Abymes il y a 35 ans ( le 28 mars), s’est démené dans sa vie professionnelle. Aujourd’hui responsable de 29 personnes rattachées aux services administratifs et commerciaux de Tenesol Guadeloupe, Martinique et Guyane, celui qui nous reçoit dans son bureau à Jarry, cordial et la mise élégante, a crapahuté dans différents secteurs avant de lier son destin à l’astre rayonnant. « J’ai du mal à m’imaginer faire autre chose aujourd’hui. Le solaire est un domaine que j’ai vu grandir. L’important pour moi est que ce secteur a une implication sociale forte dans le sens où on a apporté de l’électricité à des gens isolés qui ne pouvaient pas en avoir autrement. C’est cet aspect que j’aime » avoue Didier Méridan qui confesse une petite déformation professionnelle : « quand je roule, je vois des panneaux solaires partout ! »

Premier de la classe
Son parcours est celui d’un élève brillant. Titulaire d’un BEP d’électrotechnique puis d’un bac STI décroché avec les honneurs (mention TB et premier de sa promotion), Didier Méridan remporte une bourse régionale de 20 000 F pour poursuivre ses études. Il réussit, avec mention, son DUT génie électrique et informatique industriel option optimisation et systèmes. Et il hésite à chercher son job dans l’hexagone.
« J’ai préféré revenir en Guadeloupe car je savais que si je commençais à travailler en métropole, je ne rentrerais pas. »

La galère des « trop diplômés »
Nous sommes en 1998. Commencent alors, pour ce jeune bien armé, les difficultés rencontrées par les « trop diplômés ». Des portes se ferment. Didier Méridan vend des Larousse en porte-à-porte, travaille dans un atelier de tôles ondulées… avant de mettre un pied chez Tenesol. Sa mission ? Développer l’activité commerciale des raccordements au réseau et des locations de toitures photovoltaïques. Comme sur les bancs de l’école, Didier Méridan est le meilleur sur ce registre aussi. « Je m’investis beaucoup dans ce que je fais » remarque cet ancien joueur de la Jeunesse Evolution qui a marqué « plein de buts  » avec le club de Longwy où il était titulaire pendant ses études. Un attaquant, on vous dit !

Energie à réhabiliter
Après une formation de « manager plus », il est nommé responsable commercial en 2003 pour les appels d’offres et le suivi de chantier des activités de la société, puis promu directeur commercial pour la Caraïbe en 2008. Une promotion assortie d’une nouvelle formation récente à HEC.
Didier Méridan accuse le coup de l’arrêt porté à la filière photovoltaïque en plein essor. « C’est un coup dur pour la profession qui remet en cause les investissements en terme de ressources et de formation. En attendant de connaître les décisions qui seront prises pour les Dom en juin, nous nous sommes restructurés vers les particuliers. »
Didier Méridan ne veut pas croire à la fin du solaire. Il est confiant quant à sa réhabilitation, après la crise nucléaire au Japon qui alimente les tensions.

n° 60 du 31/03/2011