L’étude de sols

Construire sur des bases solides.



En cas de séisme, la nature du sol a une incidence sur le degré des désordres pouvant affecter les fondations.

Les sols instables sont les plus vulnérables. Les sols meubles amplifient fortement les secousses et leurs oscillations sont plus lentes que les sols durs, qui bougent plus rapidement sous l’action des ondes sismiques. L’étude de sols, qui fait partie des règles de construction parasismique, est donc toujours nécessaire avant de construire.

Obligation dans le cadre des PPR

Cette étude n’est pas toujours réalisée par les particuliers car elle augmente le coût de la construction. Avant de construire, il est toujours nécessaire de la faire réaliser car elle détermine le dimensionnement de l’ouvrage par rapport aux caractéristiques du sol. En outre, le Plan de Prévention des Risques (PPR) qui établit une carte de zonage réglementaire, définit des zones de foncier constructibles à contraintes spécifiques (en bleu) (voir notre numéro de mai). « Ces contraintes entraînent l’obligation, pour un maître d’ouvrage, de réaliser des études de risque, quel que soit le type de construction » rappelle Florence Thauront, géologue, chargée d’études. Les particuliers ont donc intérêt à vérifier le zonage d’un terrain avant de faire construire pour anticiper des difficultés ultérieures. « Lorsque l’obligation de l’étude s’impose, elle doit être prise en compte en amont du projet car sa réalisation conditionne l’obtention du permis de construire et de l’assurance dommages ouvrage » précise la géologue.

Plusieurs méthodes d’investigation

Les experts des bureaux d’études mettent en œuvre diverses méthodes d’investigation (géologiques, géotechnique et hydrogéologiques) qui peuvent être simples ou sophistiquées. Ils disposent de moyens matériels performants : observation globale de la parcelle, relevés topographiques, mesures in situ à l’aide de fouilles à la pelle mécanique, sondages au pénétromètre dynamique, analyse d’échantillons en laboratoire, permettent de caractériser la nature du sol et de déterminer sa compacité. D’autres recherches géophysiques peuvent compléter ces opérations comme les essais par sondages électriques et sismiques qui permettent d’obtenir une image continue du sous-sol. Cette technique permet de détecter, notamment, des poches d’argile ou des cavités localisées. L’analyse de ces données débouche enfin sur des recommandations relatives à l’implantation, aux terrassements, au drainage et aux fondations du futur bâti.

A SAVOIR

Si votre terrain se situe dans une zone de construction à contrainte spécifique, l’étude de sols est obligatoire.Prévoyez de1200 à 1500 euros dans votre projet pour une analyse simple. Davantage si des investigations plus pointues (risque de liquéfaction, par exemple) sont rendues nécessaires.