Fondations

En quoi les soubassements sont-ils parasismiques ?



Construire parasismique est une précaution de base dans notre zone où le risque sismique ( niveau III) est le plus élevé de France.

La construction doit tenir compte de cet aléa dans les techniques qui sont mises en œuvre. Celles-ci sont conçues pour augmenter la résistance des bâtiments et sauver des vies en cas de catastrophe majeure. Pour faire en sorte que l’ouvrage ne s’écroule pas à la première secousse, le temps pour ses occupants d’en sortir.

Divers paramètres en jeu Construire parasismique ne se limite pas à l’utilisation de matériaux plus épais ou à un ferraillage plus dense. C’est la combinaison de différents paramètres : de la nature du sol à la profondeur des fondations, de sa stabilité structurelle aux matériaux utilisés (taille des parpaings, qualité du béton) qui déterminent la validité parasismique de la future construction. Même la qualité de l’entretien entre dans les propriétés parasismiques. Lors des secousses, les déplacements de terrain viennent du sol. Ils se transmettent aux fondations puis à toute la structure. Il est donc primordial que la taille et la structure des fondations soient calculées en fonction du projet et de la nature du sol.

Coulage en pleine fouille En quoi diffèrent des fondations parasismiques de celles qui ne le sont pas ? Pour faire simple, la technique du coffrage est interdite dans la construction parasismique. Il s’agit de créer un système de soubassement homogène, solidaire, oscillant d’un seul bloc, sous tout le bâtiment. « Les fondations doivent être coulées en pleine fouille. L’ensemble des fondations doit composer un réseau formé et maillé. Une fondation ne peut pas être isolée. Elle doit être impérativement reliée aux autres fondations par des longrines » explique Claude Hauss, secrétaire de l’association des ingénieurs conseils et bureaux d’études de la Guadeloupe. L’application des règles de l’art comporte également quelques principes de base. Les fondations doivent être ancrées profondément dans le sol, au-delà de 30 à 40 cm, pour toutes les constructions individuelles. « 50 cm devraient être un minimum » rappelle M. Hauss.

A savoir La construction parasismique doit répondre à des normes de prévention regroupées dans les textes réglementaires, appelées règles PS 92, qui doivent être remplacées, cette année, par une normalisation européenne : l’Eurocode 8. Un guide forfaitaire simplifié (le guide CPMI) reprend les règles auxquelles toute maison individuelle aux Antilles doit satisfaire.