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Et si on rénovait les centres-villes ?



Redynamiser les centres-villes : c’est une des pistes des Etats Généraux de l’Outre-Mer. L’idée n’est pas nouvelle mais révèle un besoin impérieux de réconcilier les habitants avec le coeur des villes.


« Une ville rénovée, accueillante, rayonnante ». Telle est résumée la perception de la ville de demain vue au travers du prisme des débats de l’atelier « Grands projets structurants » des Etats Généraux de l’Outre-Mer*. Chacun s’accorde sur cet idéal citadin recentré sur les bourgs et les centres-villes aujourd’hui délaissés au profit de la périphérie. Des villes rénovées, dynamiques, porteuses d’emploi, de lien social, d’activités diverses, sportives et de loisirs. Des communes desservies par des transports en commun organisés. Vaste chantier !

Eternel refrain ?
Ce n’est pas un secret mais une antienne, un souhait relayé depuis des lustres par les aménageurs et les constructeurs : tous réclament une politique volontariste et cohérente de l’aménagement et de l’urbanisme en Guadeloupe. Ils citent régulièrement le besoin de perspectives stables en matière de planification foncière et un document d’orientation de l’urbanisme durable. Face au foncier rare et cher, ils se prononcent en faveur d’un habitat groupé mais adapté, rénovation des bourgs comprise, permettant d’optimiser l’espace et le coût des réseaux, de manière à rendre les logements plus accessibles.
La population partage-t-elle cet idéal ? Plusieurs enquêtes locales menées ces dernières années dévoilent en effet des attentes différentes dans le mode d’habitat recherché, la majorité des habitants préférant la maison individuelle à l’habitat collectif.

Partager le foncier
« Sur un si petit territoire, il faudra bien partager le foncier » note un observateur. Face à l’évolution démographique, le foncier pose, en effet, des questions sur les besoins de logements non satisfaits (15000 demandes de logements sociaux, selon l’observatoire de l’Habitat) mais aussi sur ceux de l’agriculture et du patrimoine naturel à préserver. Cette problématique est au centre des préoccupations du SAR** (schéma d’aménagement régional). Le SAR a pris du retard dans sa programmation. L’agenda prévoyait son adoption par le Conseil Régional à la fin du premier trimestre 2009 avant l’approbation du Conseil d’Etat. Mais la crise est passée par là.

* Les conclusions des états généraux sont programmées courant octobre
** La loi du 2 août 1984 fait du SAR un document d’orientation fondamentale en matière de développement, de mise en valeur du territoire et de protection de l’environnement. C’est aussi un document de mise en cohérence des politiques publiques d’aménagement à moyen terme sur le territoire de la Guadeloupe.

n°42 du 24/09/09