Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?
- Construction : la belle aventure (4)
- Concilier confort, économies et environnement

Et si on rénovait les centres-villes ?
Redynamiser les centres-villes : c’est une des pistes des Etats Généraux de l’Outre-Mer. L’idée n’est pas nouvelle mais révèle un besoin impérieux de réconcilier les habitants avec le coeur des villes.
« Une ville rénovée, accueillante, rayonnante ».
Telle est résumée la perception de la ville de
demain vue au travers du prisme des débats de
l’atelier « Grands projets structurants » des
Etats Généraux de l’Outre-Mer*. Chacun s’accorde
sur cet idéal citadin recentré sur les bourgs
et les centres-villes aujourd’hui délaissés au profit
de la périphérie. Des villes rénovées, dynamiques,
porteuses d’emploi, de lien social, d’activités
diverses, sportives et de loisirs. Des communes
desservies par des transports en commun
organisés. Vaste chantier !
Eternel refrain ?
Ce n’est pas un secret mais une antienne, un
souhait relayé depuis des lustres par les aménageurs
et les constructeurs : tous réclament
une politique volontariste et cohérente de
l’aménagement et de l’urbanisme en Guadeloupe.
Ils citent régulièrement le besoin de perspectives
stables en matière de planification foncière
et un document d’orientation de
l’urbanisme durable. Face au foncier rare et
cher, ils se prononcent en faveur d’un habitat
groupé mais adapté, rénovation des bourgs
comprise, permettant d’optimiser l’espace et
le coût des réseaux, de manière à rendre les
logements plus accessibles.
La population partage-t-elle cet idéal ? Plusieurs
enquêtes locales menées ces dernières
années dévoilent en effet des attentes différentes
dans le mode d’habitat recherché, la majorité
des habitants préférant la maison individuelle
à l’habitat collectif.
Partager le foncier
« Sur un si petit territoire, il faudra bien partager
le foncier » note un observateur. Face à l’évolution
démographique, le foncier pose, en effet,
des questions sur les besoins de logements non
satisfaits (15000 demandes de logements sociaux,
selon l’observatoire de l’Habitat) mais aussi sur
ceux de l’agriculture et du patrimoine naturel
à préserver. Cette problématique est au centre
des préoccupations du SAR** (schéma d’aménagement
régional). Le SAR a pris du retard dans
sa programmation. L’agenda prévoyait son adoption
par le Conseil Régional à la fin du premier
trimestre 2009 avant l’approbation du Conseil
d’Etat. Mais la crise est passée par là.
* Les conclusions des états généraux sont programmées courant
octobre
** La loi du 2 août 1984 fait du SAR un document d’orientation
fondamentale en matière de développement, de mise en
valeur du territoire et de protection de l’environnement. C’est
aussi un document de mise en cohérence des politiques
publiques d’aménagement à moyen terme sur le territoire de
la Guadeloupe.
n°42 du 24/09/09