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Construction parasismique

suivez le guide !



Le guide de la construction parasismique du Plan séismes Antilles précise la chaine des précautions, avant, pendant et après la construction, pour éviter qu’un bâtiment s’effondre lors d’une secousse.


« Ce ne sont pas les séismes qui tuent : ce sont les bâtiments mal conçus, mal réalisés ou mal entretenus  ». Ces réalités rappelées, le petit guide du
Plan Séismes Antilles « 6 recommandations pour une construction parasismique » sensibilise les acteurs de la construction aux dispositions constructives qu’il convient de mettre en oeuvre dans une région à fort aléa sismique. Extraits.

1- Choix de terrain et étude de sol
La consultation du PLU de la commune renseigne sur la possibilité de construire. Le Plan de prévention des risques naturels (PPRN) informe sur les éventuelles instructions liées à la prévention des risques naturels.
Une construction parasismique doit être adaptée au relief et au sol. Ceci suppose un plan topographique du sol réalisé par un géomètre expert et une étude géotechnique effectuée par un géotechnicien. Cette étude permet au bureau d’études d’adapter les fondations et la structure au site.

2- Conception architecturale
La conception architecturale joue un rôle fondamental dans la résistance aux séismes en ce qui concerne leur morphologie, la mise en pace d’éléments d’architecture adaptés au site d’implantation. L’architecte doit intégrer dans la conception des bâtiments les contraintes liées aux spécificités du site en matière sismique.

3- Respect de la réglementation et des normes parasismiques
Tout projet de construction doit respecter l’ensemble des règles techniques, normes et documents techniques unifiés (DTU) de la construction. Les règles parasismiques PS 92 ont été remplacées par les Eurocodes 8. Dans la construction parasismique, il fait faire appel à un bureau d’études dont les calculs, menés sur la base des normes parasismiques, permettent de s’assurer du non effondrement en cas de séisme.

4-Choix des matériaux
Le choix des matériaux est crucial pour obtenir une bonne résistance de l’ouvrage aux sollicitations mécaniques qu’impose un séisme.
La nature et la qualité des matériaux mis en oeuvre jouent un rôle majeur dans la résistance de la structure. Ils doivent être aux normes NF en vigueur et aux dispositions particulières parasismiques (les parpaings de 15 ne sont pas autorisés en structure, hormis les parpaings pleins, diamètre et nombre d’armatures suffisants…) Ces dispositions sont disponibles dans le guide spécifique CP-MI Antilles sur la construction parasismiques de maisons individuelles qui a été édité en 2004 :
(www.planseisme.fr/img/pdf/guide_cpmi_anti lles.pdf ).
Ce guide qui est en cours de réactualisation.

5- Mise en oeuvre soignée et contrôle régulier
La qualité de l’exécution et le contrôle sur chantier (de la qualité des matériaux ou de la bonne réalisation des chainages, par exemple) sont deux notions essentielles lors des travaux.
Les constructeurs doivent respecter les plans des concepteurs et, pour cela, être formés à la construction parasismique. Une mission peut être confiée à un contrôleur technique qui veillera, au cours des travaux, à la bonne exécution des plans.

6- Inspection et entretien
Une fois achevé, le bâtiment doit être régulièrement entretenu notamment en assurant son étanchéité et en réparant les éventuelles fissures.
Une inspection et un bon entretien participent à la bonne conservation de la résistance du bâtiment dans le temps.

n° 60 du 31/03/2011