Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Une extension en bois
- Maison « bio » : l’avenir du futur
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?

Bois de charpente : exigez la qualité !
Densité, résistance, qualité mécanique : les bois qui soutiennent la charpente doivent répondre à de multiples exigences.
La charpente doit soutenir la couverture et faire face à des
contraintes diverses : charges dues au vent, aléas climatiques.
En la matière, il s’agit de ne pas chicaner sur la qualité du matériau.
Les bois massifs destinés à la charpente doivent être résistants,
notamment en traction. Leur qualité dépend de leur résistance
aux agressions diverses : humidité extérieure et humidité
du matériau, champignons et termites.
Traitement et longévité
Ennemie du bois, l’humidité ambiante des tropiques offre des
conditions optimales aux insectes. Si bien que les règles sont
plus strictes dans nos régions, en matière de traitement du bois :
hormis les bois rouges, tous les bois doivent être traités classe
3 (garantie de 10 ans) ou classe 4 (garantie 15 à 20 ans).
Ces classes d’emploi déterminent une situation du bois dans
l’ouvrage (intérieure ou extérieure) et les risques d’attaques biologiques.
Ces classes sont définies par la Norme NF EN 335
et garanties par le label CTB Bois+.
Le traitement détermine la longévité des bois. Ils sont traités
en autoclave vide et pression qui imprègne jusqu’au coeur du
bois des agents de conservation inoffensifs pour l’homme et
l’environnement. Le bois est ainsi préservé pour de nombreuses
années, sans entretien spécifique. Toutefois, le bois vit et il
est recommandé de surveiller son évolution lorsque la charpente
est montée.
Les pins en première ligne
Les pins, de métropole ou d’Europe, sont souples et résistants.
Les bois sont désormais bien traités contre les attaques les plus
courantes et certaines essences sont plus sensibles que d’autres.
Ces bois importés, issus des forêts éco certifiées, sont ici
plébiscités. Ils présentent des qualités de résistance en flexion
et en compression et sont d’un rapport qualité/prix intéressant.
Le bois vit. Il se rétracte, se dilate, absorbe et rejette de l’eau,
fléchit... Tous ces comportements sont pris en compte par le
charpentier lors de la réalisation d’une ossature de toit dans
les règles de l’art : conception, choix des sections en fonction
de la charge à porter, assemblages et modes de fixation…
Petit dico des charpentes
Ferme : assemblage de pièces dans un plan vertical formant
l’ossature triangulaire d’une charpente
Arbalétrier : pièce rampante principale de la ferme.
Panne : section de madrier (ou poutre). La panne intermédiaire
répartit les charges entre la panne sablière (posée à plat
sur le chaînage) et la panne faîtière (juste au-dessous du faîtage).
Lien de faîtage : élément de contreventement dans le plan
vertical du faîtage (ou d’une panne) reliant la panne faîtière
(ou sablière) au pignon.
Chevron : pièce qui fait la liaison entre panne faîtière et panne
sablière. Il supporte les voliges ou liteaux.
Volige : mince planche de bois clouée sur les chevrons permettant
de fixer la couverture (ici en tôle).
Liteau : bois de petite section, cloué sur les chevrons et servant
de support aux couvertures.
n° 55 du 28/10/2010