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Bois de charpente : exigez la qualité !



Densité, résistance, qualité mécanique : les bois qui soutiennent la charpente doivent répondre à de multiples exigences.

La charpente doit soutenir la couverture et faire face à des contraintes diverses : charges dues au vent, aléas climatiques.
En la matière, il s’agit de ne pas chicaner sur la qualité du matériau. Les bois massifs destinés à la charpente doivent être résistants, notamment en traction. Leur qualité dépend de leur résistance aux agressions diverses : humidité extérieure et humidité du matériau, champignons et termites.

Traitement et longévité
Ennemie du bois, l’humidité ambiante des tropiques offre des conditions optimales aux insectes. Si bien que les règles sont plus strictes dans nos régions, en matière de traitement du bois : hormis les bois rouges, tous les bois doivent être traités classe 3 (garantie de 10 ans) ou classe 4 (garantie 15 à 20 ans).
Ces classes d’emploi déterminent une situation du bois dans l’ouvrage (intérieure ou extérieure) et les risques d’attaques biologiques. Ces classes sont définies par la Norme NF EN 335 et garanties par le label CTB Bois+.
Le traitement détermine la longévité des bois. Ils sont traités en autoclave vide et pression qui imprègne jusqu’au coeur du bois des agents de conservation inoffensifs pour l’homme et l’environnement. Le bois est ainsi préservé pour de nombreuses années, sans entretien spécifique. Toutefois, le bois vit et il est recommandé de surveiller son évolution lorsque la charpente est montée.

Les pins en première ligne
Les pins, de métropole ou d’Europe, sont souples et résistants.
Les bois sont désormais bien traités contre les attaques les plus courantes et certaines essences sont plus sensibles que d’autres. Ces bois importés, issus des forêts éco certifiées, sont ici plébiscités. Ils présentent des qualités de résistance en flexion et en compression et sont d’un rapport qualité/prix intéressant.
Le bois vit. Il se rétracte, se dilate, absorbe et rejette de l’eau, fléchit... Tous ces comportements sont pris en compte par le charpentier lors de la réalisation d’une ossature de toit dans les règles de l’art : conception, choix des sections en fonction de la charge à porter, assemblages et modes de fixation…

Petit dico des charpentes
Ferme : assemblage de pièces dans un plan vertical formant l’ossature triangulaire d’une charpente
Arbalétrier : pièce rampante principale de la ferme.
Panne : section de madrier (ou poutre). La panne intermédiaire répartit les charges entre la panne sablière (posée à plat sur le chaînage) et la panne faîtière (juste au-dessous du faîtage).
Lien de faîtage : élément de contreventement dans le plan vertical du faîtage (ou d’une panne) reliant la panne faîtière (ou sablière) au pignon.
Chevron : pièce qui fait la liaison entre panne faîtière et panne sablière. Il supporte les voliges ou liteaux.
Volige : mince planche de bois clouée sur les chevrons permettant de fixer la couverture (ici en tôle).
Liteau : bois de petite section, cloué sur les chevrons et servant de support aux couvertures.

n° 55 du 28/10/2010