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Etes-vous bien couverts ?
Pour être indemnisé en cas de calamité liée aux aléas climatiques, les biens doivent être garantis.
Un cyclone, des inondations… le risque est grand de perdre tous ses biens. Pour être indemnisé en cas d’aléa climatique tel qu’un ouragan, un séisme ou des inondations, la première des conditions est d’avoir souscrit, comme propriétaire, bailleur ou locataire, un contrat d’assurance habitation garantissant les biens et/ou les activités.
Garanties différentes
selon les phénomènes
Selon l’intensité du phénomène, la mise en jeu
des garanties est différente.
Ainsi, les dommages résultant des effets du
vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones les
moins violents sont écartés du champ d’application
de la garantie « catastrophes naturelles ».
Les préjudices sont alors couverts par les
contrats d’assurance « cyclone, ouragan, tempête
», de type classique, qui garantissent les
dommages d’incendie ou les dommages aux
biens.
Seuls les cyclones les plus forts touchant les
départements d’outre-mer (d’une intensité
supérieure à 145 km/h en moyenne sur 10
minutes ou 215 km/h en rafale) ont été réintroduits
par la loi d’orientation pour l’outre-mer du
13 décembre 2000 dans la liste des événements
susceptibles de générer des indemnisations «
catastrophes naturelles ».
Sont considérés comme effets des catastrophes
naturelles les dommages matériels directs causés
aux biens non assurables ayant pour cause
déterminante l’intensité anormale d’un agent
naturel (inondations et coulées de boue, glissements
de terrain, séisme, ouragan, raz-demarée…)
L’état de catastrophe naturelle doit être
constaté par arrêté interministériel pris par les
ministres de la Sécurité civile et de l’Economie,
et publié au Journal officiel. Cet arrêté détermine
les zones et les périodes où s’est située la
catastrophe. Dans ce cadre, c’est l’Etat qui
indemnise les victimes lorsque celles-ci ont
souscrit un contrat, via les compagnies d’assurance.
Déclaration
L’assuré peut déclarer les dégâts à son assurance
dans les cinq jours qui suivent le sinistre,
par lettre recommandée si le contrat le prévoit,
ou dans les 10 jours au maximum après publication
de l’arrêté interministériel de catastrophe
naturelle.
Le montant et les conditions de l’indemnisation
par la compagnie découlent du contrat qui a
été souscrit. Certains prévoient de rembourser
les meubles ou les bâtiments détruits pour la
valeur de remplacement ou de reconstruction,
moins la vétusté. D’autres proposent un remboursement
à neuf. Certains panachent les
deux options. D’autres prennent en charge des
prestations d’urgence comme les frais de relogement
provisoire si le logement est inhabitable.
Quelle que soit l’option, l’assurance fixe en
général un montant maximal d’indemnisation.
n°39 du 25/06/09