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Salle de bains : l’étanchéité
L’étanchéité des douches à l’italienne
Leur mise en oeuvre doit être parfaitement maîtrisée pour éviter les infiltrations et les fuites.
A la fois esthétique, pratique, d’entretien facile et parfaitement adaptée aux enfants, aux personnes âgées ou handicapées, la douche à l’italienne réalisée à même le sol, avec ou sans rebord, combine de nombreux avantages. Très tendance, elle offre la possibilité d’utiliser le même revêtement que celui de la salle de bains. Les carreaux traités anti-glisse sont parfaitement adaptés à l’eau et même au savon.
A même le sol Les douches à l’italienne n’intègrent pas, en principe, de receveur. La méthode manuelle consiste à effectuer une réservation et son étanchéité est assurée par la mise en oeuvre d’un mortier hydrofuge, d’une résine d’ étanchéité ou d’une membrane PVC avec bonde soudée, l’ensemble étant intégré dans une chape étanche. Or, la difficulté consiste à réaliser la pente de la chape qui assure l’écoulement de l’eau vers le siphon, comprise entre1 et 2 cm par mètre. Il convient de mettre en place un système d’étanchéité adapté, la mise en oeuvre et le choix des colles étant les points sensibles. Cette réalisation est assez lourde et nécessite une bonne maîtrise d’exécution car les défauts d’étanchéité risquent d’entraîner fuites, décollement du carrelage, infiltrations et moisissures, voire des dégâts des eaux.
Avec receveur L’autre solution simplifiant la mise en oeuvre d’une douche à l’italienne consiste à utiliser un receveur prêt à carreler. En polystyrène ou polyuréthane, ces receveurs intègrent la bonde et le siphon. L’ensemble peut être revêtu d’un carrelage, de bois ou de tout autre revêtement. En termes d’étanchéité, ce système requiert également une bonne maîtrise technique et des matériaux adaptés : étanchéité liquide ou membrane adhésive sur le pourtour du receveur, pose du revêtement sur un mortier colle adapté. L’attention doit également porter sur les joints de carrelage qui doivent être recouverts d’un produit hydrofuge (mastic, mortier, couvre-joint…) D’une manière générale, le recours à un professionnel aguerri à ces techniques est un bon choix.
A SAVOIR
Depuis le 1er septembre 2005, les artisans
doivent se référer au cahier des prescriptions
techniques d’exécution traitant des
revêtements des murs intérieurs en carreaux
de céramique collés au moyen de
mortiers colles ou adhésifs (CPT 3265
modificatif) qui remplace le CPT Murs
intérieurs en neuf n° 3265. Il précise les
dispositions à prendre selon le degré d’exposition
des parois à l’humidité. Ce texte,
qui ne fait pas référence au carrelage
mais à l’étanchéité, impose aux carreleurs
de s’informer auprès de leur assurance
pour vérifier s’ils sont couverts pour
ces travaux.
_n° 34 du 29/01/09