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Environnement
Privilégier le naturel pour améliorer l’air ambiant
Des polluants responsables de maladies respiratoires.
Dans nos régions, nous vivons plus souvent dehors que dedans. Il n’empêche : certains matériaux peuvent altérer la qualité de l’air à l’intérieur de nos maisons et appartements. La faute à de dangereux polluants, des substances chimiques et physiques en suspension dans l’air, révélés par une étude de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI). Cet observatoire a retenu sept produits réputés nocifs pour la santé et l’environnement, fréquents dans la plupart des logements sous forme de poussières mais aussi contenus dans les produits d’entretien, matières plastiques, isolants, panneaux de particules, peintures, colles, vernis, insecticides… A défaut d’une réglementation limitant les substances réputées dangereuses, on peut privilégier des produits naturels, non traités, ceux portant l’écolabel européen ou la marque NF environnement.
Peintures naturelles
Les peintures recèlent des solvants et des liants nocifs et les pigments contiennent des sels de métaux. Mieux vaut privilégier les peintures à l’eau, « allégées » en solvants et qui émettent moins de composés organiques volatils. La marque NF environnement répond à un strict cahier des charges : interdiction d’éthers de glycol et de métaux lourds, teneurs limités en solvants. Les peintures naturelles à base d’huile de lin, de ricin, de latex, de caséine et de pigments naturels, tout comme la chaux, sont à privilégier.
Isolants, bois et tissus
L’amiante étant interdite depuis 1997, les fibres et laines minérales artificielles se sont imposées comme isolants. Cependant, elles émettent des composés organiques volatils. Le polystyrène expansé offre une bonne alternative. Le chanvre, le lin, la ouate de cellulose sont des matières naturelles préconisées par les chercheurs, mais encore difficiles à se procurer sous nos latitudes. Les meubles en bois aggloméré ne sont pas exempts de reproche. Ils dégagent également des composés organiques volatils, tout comme les tissus traités. Les meubles en bois massifs constituent une alternative s’ils sont naturels et non traités, de même que les matières naturelles (lin, coton) des tissus d’ameublement.
Sols : encore du naturel
Le PVC s’est imposé pour son côté pratique et économique. Hélas, les parquets et sols en PVC émettent différents polluants. Les parquets en bois massif présentent moins de risques tout comme le vrai linoléum créé à partir de liège, jute et poudre de bois et d’huile de lin. On ne peut que se féliciter de l’emploi du carrelage, un matériau confortable et hygiénique, largement utilisé dans nos régions ! Notez que depuis le 1er juillet 2007, les phosphates contenus dans les lessives sont interdits . *Cette étude porte sur un échantillon de 547 résidences de 74 départements.