Solaire en Guadeloupe

Photovoltaïque : de l’énergie à revendre



La nature fait bien les choses. Au consommateur d’en profiter !

Le soleil a rayonné sur la Semaine du développement durable pour inciter la population à produire et consommer « propre » en conciliant raison écologique et logique économique.

Une solution alternative

L’énergie photovoltaïque – ou la lumière solaire transformée en électricité - est toujours la solution pour les foyers éloignés des points de raccordement au réseau public. Mais, dans nos régions, l’heure est aux solutions alternatives pour réduire les gaz à effets de serre, responsables du réchauffement climatique, induits par l’exploitation du pétrole nécessaire à la production d’énergie. Avec le photovoltaïque, les atouts sont indéniables  : pas de pollution directe ou indirecte, pas de déchets, aucune perturbation pour l’environnement et une autonomie hautement appréciable. La mise en œuvre de l’installation, un temps aléatoire, bénéficie aujourd’hui d’un savoir-faire maîtrisé et la durée de vie de l’équipement est garantie de 20 à 25 ans.

Coup de pouce de l’Etat

Le prix de l’installation reste le principal obstacle, à fortiori si celle-ci est uniquement destinée à l’auto consommation. Cependant, l’Etat offre d’emblée un sérieux coup de pouce à l’acquisition de l’équipement par un crédit d’impôt de 50% (hors main d’œuvre) dans la limite de 16 000 euros pour un couple. C’est pourquoi un spécialiste conseille de « demeurer dans une fourchette de 16 000 à 20 000 euros ». « 10 à 25 m2 de panneaux photovoltaïques sont suffisants pour faire fonctionner une maison à la condition de changer la manière de consommer, en privilégiant les appareils de classe A, plus économes » explique-t-il. La puissance des appareils conditionne le dimensionnement du générateur (modules photovoltaïques, batteries, onduleur). Mais pas question de faire fonctionner des climatiseurs et encore moins un chauffe-eau électrique.

Energie 100% propre

Plusieurs possibilités s’offrent au particulier qui s’engage dans cette démarche écologique. Il peut consommer toute l’électricité produite par son toit solaire. Mais il peut aussi rentabiliser son équipement en produisant de l’électricité qu’il pourra revendre à EDF en étant connecté au réseau de distribution par l’intermédiaire de l’installation électrique intérieure. C’est ce qu’on appelle la maison positive. Par exemple, si le toit produit 1200 w/h et que le particulier n’en consomme que 1000, le surplus sera revendu à EDF. Si au contraire, il consomme plus, il achètera le surplus à EDF. Il peut enfin obtenir un retour sur investissement plus rapide en réinjectant l’énergie « propre  » produite sur le réseau au tarif de 0,40 euros w/h et en le rachetant 0,9 ou 0,10 euros au distributeur.

A SAVOIR

Les systèmes connectés au réseau ne sont pas protégés en cas de coupure, sauf s’ils sont munis d’une commande d’option sécurisée. Auquel cas, les batteries prennent le relais.