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Sécurité
Le contrôle d’accès biométrique
Une porte qui s’ouvre au doigt ou à l’oeil : c’est aujourd’hui possible grâce à la biométrie, une technologie qui utilise le vivant, comme les empreintes digitales, dans le but de contrôler et de sécuriser les locaux et les systèmes informatiques.
Le contrôle d’accès aux locaux par la biométrie
n’est plus l’apanage des héros de sciencefiction.
Le marché mondial est exponentiel :
1,8 milliards d’euros en 2007, près de 3 milliards
en 2009 et des perspectives de l’ordre de
4,6 milliards en 2012.
Un badge perdu, un code ou un mot de passe
oublié… les lieux sensibles ou d’accès restreints,
sont de plus en plus équipés des systèmes classiques
de contrôle d’ouverture physique, le
plus souvent dans les entreprises ou les sociétés
mais également, pour les entreprises et particuliers,
sur les dispositifs de fermeture de portails
et portillons.
Authentification unique
Récente en pratique en métropole, cette technologie
se traduisant par la capture puis la
reconnaissance de l’empreinte du doigt sur un
lecteur, est de plus en plus utilisée. La biométrie
permet, en effet, une authentification performante,
unique, et évite les violations de la sécurité.
« Ce marché est encore ignoré en Guadeloupe.
Les entreprises font confiance aux systèmes de badges
et de codes parce qu’ils sont déjà installés » indique
Loïc Bistoquet qui espère convaincre des bienfaits
de cette « super technologie », surveillée par
la CNIL *, qui n’a pas de limite. Si la biométrie
verrouille les accès aux personnes non autorisées,
elle ferme aussi les entrées des clés USB, des ordinateurs,
des cartes spéciales de GSM et de bien
d’autres applications.
« Une empreinte irremplaçable »
Un doigt posé sur le lecteur, voire un balayage,
autorisent le déverrouillage de tous types de portes.
Loïc Bistoquet détaille les avantages du système.
« Un pass, un code peuvent être transmis,
volés, perdus alors qu’une empreinte digitale est
irremplaçable. Certains logiciels de reconnaissance
sont un peu plus coûteux que les contrôles d’accès
classiques mais la différence est vite amortie car il
n’est plus besoin d’avoir à remplacer les documents
d’entrée, comme c’est le cas en cas de perte ou de
vol d’un pass. » Il existe des systèmes simples et
faciles à poser. Dans certains cas, le système peut
être installé sur des équipements existants.
* CNIL : commission nationale de l’informatique et des libertés
A SAVOIR
De toutes les techniques biométriques utilisées,
l’empreinte digitale remporte la palme
( 48%) devant la reconnaissance faciale
(12/%), la morphologie de la main (11%) la
reconnaissance de l’iris (9%) ou vocale (6%).
n° 49 du 22/04/2010