Par thème

Piscine naturelle et biologique
Se baigner dans une eau douce et limpide au milieu des plantes aquatiques : c’est Le rêve ! Pas de traitement, un entretien simple et le bien-être assuré.
La piscine biologique, sans produits chimiques,
est un concept encore peu développé mais il
peut être envisagé si l’on dispose d’une place
suffisante dans le jardin.
Les plantes épuratrices
L’électrolyse au sel, quasi généralisé, offre déjà
un traitement moins agressif que le chlore.
Mais un bassin entièrement biologique n’a
aucun besoin de traitement. En fait, il s’agit d’un
écosystème dont l’équilibre est assuré par les
plantes qui jouent le rôle d’épuration et de filtration.
L’eau n’est donc pas stagnante, ni croupissante
: elle est oxygénée par les plantes, nettoyée
et désinfectée par l’ensemble des bactéries,
de la microfaune et de la microflore qui vivent
en symbiose dans l’eau. Celle-ci circule en permanence
entre la zone de baignade et les zones
de filtration et de régénération.
Cet écosystème simple est le plus souvent associé
à une filtration mécanique qui assure une
excellente qualité de l’eau sans utiliser de produit
chimique, ce qui génère de précieuses économies
tout en respectant l’environnement.
Deux bassins distincts
La piscine se répartit généralement en deux bassins
distincts : l’un, réservé à la zone de baignade,
d’une profondeur d’environ 2m, communique
avec l’autre, légèrement surélevé et
réservé à la zone de régénération de l’eau par
lagunage, ce qui signifie la combinaison de l’effet
purifiant des plantes et d’un sol filtrant (sable,
pouzzolane, fins graviers…)
La conception d’une piscine naturelle se fait
sur mesure. Elle s’adapte à la topographie des
lieux, prend la forme désirée pour une parfaite
intégration dans le paysage. Le fond et les
abords du bassin de baignade peuvent être
bétonnés ou revêtus d’une poche de type PVC.
Une surface minimale de 50m2 est à privilégier
en sachant que plus la superficie est grande,
plus l’équilibre biologique est facile à atteindre.
La profondeur de la zone de végétation doit être
d’environ 20 à 30cm pour pouvoir installer les
plantes épuratrices sur un lit de pouzzolane, et
à au moins 1 mètre de profondeur pour y planter
des nénuphars et des plantes à pouvoir oxygénant.
Toutes ces questions peuvent être abordées
avec un paysagiste, avant de se lancer dans
cette opération.
Cascade bénéfique
Une pompe, électrique ou solaire, permet d’assurer
la circulation entre les deux bassins. Elle
peut retomber en cascade avec ses meilleurs
effets : le bruit de l’eau, l’oxygénation du bassin,
et la création d’un courant qui empêche toute
stagnation propice au développement des moustiques.
Le remplissage des bassins en tout ou partie à
l’eau de pluie est cohérent avec un projet de piscine
écologique. Sa mise à niveau également mais
cette option suppose de disposer d’un réservoir
d’eau de pluie. Quant à l’entretien, il est minimal.
Les bassins ne sont jamais vidangés, le
fond du bassin de baignade doit être débarrassé
des éventuelles feuilles. Par contre, l’entretien
des plantes aquatiques comme celles du jardin,
doit être régulier.
Des questions à se poser
Avant de se lancer dans l’opération, des questions
peuvent être abordées avec un paysagiste
qui pourra vous orienter.
- Etudier les questions d’urbanisme par rapport
au POS ou au PLU (limites par rapport
au voisinage, permis de construire ou déclaration
préalable) et les questions de sécurité du
plan d’eau.
- Choisir l’emplacement dans le jardin (si possible
abrité des vents, éloigné des arbres)
- Choisir le type de piscine (à un ou deux bassins)
et le système de filtration (avec ou sans
pompe).
- Choisir une technique d’étanchéité (bâche,
béton, etc.)
- Définir une forme et une profondeur pour
chaque zone (baignade lagune, zone d’oxygénation)
- Prévoir l’entrée de la plage, le trop plein de
la piscine…
n° 60 du 31/03/2011