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L’escalier suspendu : élégance et pureté
Droit ou tournant, le système de l’escalier suspendu offre un grand confort de marche et un habillage esthétique.
Il rompt avec la tradition de l’escalier imposant et massif. L’escalier suspendu droit ou tournant est de plus en plus plébiscité pour son allure aérienne et sa variété de modèles jouant sur la note contemporaine, voir très moderne.
Marches ancrées au mur
Inventé au milieu des années 1960 par la société
allemande Trappenmeister pour relier des étages
entre eux sans prendre de place, l’escalier
suspendu a révolutionné l’aménagement intérieur.
Son élégance et sa légèreté repose sur un
principe de construction original : côté mur,
les marches sont directement ancrées dans la
maçonnerie par des goujons cachés par des
coussinets à isolation phonique et, côté rampe,
elles sont suspendues à la main courante porteuse
par des balustres. Ce système habille l’espace
en privilégiant la luminosité. La marche
est confortable et silencieuse et, côté sécurité,
le niveau de charge dépasse largement la tonne.
Effet spectaculaire
L’escalier suspendu peut aussi être réalisé entre
deux poteaux. Autre variante : le limon peut
être posé au centre des marches.
C’est également la société Trappenmeister qui
est à l’origine de l’escalier suspendu sans limon
et sans contremarches. Ce type d’escalier crée
un rendu spectaculaire puisqu’il n’est constitué
que des seules marches : le raffinement à l’état
pur !
Mélange des matières
Les marches sont en bois massif, de différentes
essences. Mais on privilégie un garde corps en
aluminium ou en verre qui met en valeur l’effet
visuel des contraires : le froid de l’acier et la
chaleur du bois, en privilégiant la transparence
et la clarté. Ces variantes permettent de personnaliser
le style qu’on souhaite imprimer. Les artisans
partenaires du groupe réalisent, sur mesure,
ce type d’escaliers alliant design et fonctionnalité.
Détail qui n’est pas anodin : l’absence d’angles
et de recoins évite l’accumulation des poussières
et facilite l’entretien.
Pas à pas
Limon : Pièce d’appui qui permet de tenir les
marches d’escalier.
Contremarche : partie verticale entre deux
marches.
Hauteur d’échappée : Hauteur (prise verticalement)
entre le nez de marche et la partie
inférieure du plancher au dessus.
Trémie : ouverture du plancher supérieur.
Main courante ou lisse : elle appartient au
garde-corps et elle accompagne l’escalier sur
toute sa longueur (mini : 1,90 m) en bois, en
alu, en corde, etc.
Rampe : (balustres, lisses, vitrages)
Volée : portion d’escalier comprise entre deux
paliers.
Giron : espace déterminé entre deux nez de
marche.
Balustre : petite colonne soutenant la main courante.
n°65 du 31/08/2011