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L’eau chaude propre et gratuite
La production d’eau chaude par le solaire permet de couvrir la quasi totalité des besoins. Une manne naturelle, propre, et gratuite à courte échéance.
L’ensoleillement de l’archipel permet de produire de l’eau chaude en continu. Cependant le chauffe-eau électrique est encore l’installation majoritaire des foyers. Certes, le chauffeeau est plus onéreux à l’achat mais une fois posé, il permet d’alléger la facture électrique de 170 euros/an (exemple pour une famille de 4 personnes) avant de fournir une énergie totalement gratuite. Le solaire thermique contribue, en outre, à améliorer la performance énergétique d’un bâtiment.
Obligation dans le neuf
La production d’eau chaude va s’inverser au
profit du solaire puisque depuis mai 2011, la
réglementation thermique de la Guadeloupe
impose aux constructions neuves de recourir,
pour au moins 50% des besoins en eau
chaude, à un système d’énergie renouvelable.
Sous cette mesure, le marché s’est étoffé de
systèmes nouveaux et performants et les prix
ont nettement baissé. L’aide à l’acquisition
est, en outre, maintenue même si le taux du
crédit d’impôt développement durable est
en baisse.
Quelles aides ?
Des aides permettent d’amortir le coût du
matériel : le crédit d’impôt développement
durable (45% jusqu’au 3/12/2011), l’offre
Soley’Eko, une prime versée par EDF(voir
page 42). Pour inciter les bailleurs à investir
dans un chauffe-eau solaire, la Région a également
arrêté le principe d’une contribution
des locataires : le locataire participe à hauteur
de 6 euros/mois tout en faisant une économie
sur sa facture.
Comment choisir ?
Il reste que la gamme des systèmes s’est élargie
et qu’il est utile de se renseigner sur la nature
et la qualité des produits. En principe, les cuves
nouvelle génération sont en inox ou en aluminium
et certains appareils sont garantis
pendant dix ans. Si le dimensionnement d’un
appareil dépend des besoins de la famille, en
règle générale, un chauffe-eau de 200 litres
est suffisant pour un foyer de trois à quatre
personnes. Il est conseillé de s’informer sur
les composants, la surface des capteurs, le
choix de la cuve, la protection contre la corrosion,
l’isolation de la cuve, les garanties, les
conditions d’entretien…
Exigez enfin que le matériel soit certifié CST
Bat ou Solar Keymark et que l’installateur
soit agréé Soley’Eko. Ce sont les conditions
qualitatives qui permettent d’avoir accès aux
aides financières.
29/12/2011 N°69