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Jardin : la taille dans les règles de l’art
La saison des pluies est idéale pour faire repartir vos plantes du (bon) pied.
Il n’y a pas de saison pour tailler les plantes sous les tropiques, ni d’intervalles requis entre deux tailles.
C’est au jardinier, professionnel ou néophyte, de mettre un peu d’ordre dans une végétation qui peut devenir rapidement luxuriante.
Plante disciplinée
« La taille est la coiffure de l’arbre » concède
Ismaël, jardinier paysagiste. Si elle discipline
la plante, par la même occasion, une taille stimule
les pousses et permet d’obtenir d’une
plante à massif, d’un arbre ou d’un arbuste,
un joli port, dense et compact.
Plusieurs types de taille sont communément
pratiquées. La taille de formation, celle qui
donne une forme et la direction à la plante ;
la taille d’entretien qui prolonge la taille de formation
et lors de laquelle on tient compte du
développement des bourgeons - la taille se fait
alors au-dessus du bourgeon pour permettre
le développement de ramures - ; et la taille ornementale,
plus régulière mais aussi plus sophistiquée
qui structure et modèle la plante à la
manière du sculpteur.
Sécateur et cicatrisant
Un sécateur et de la bonne volonté ne suffisent
pas toujours à réussir une taille. Tout
dépend du type de plante à laquelle on a
affaire. Selon son développement et sa biologie,
des protections sont conseillées. Sur les
arbres, par exemple, les coupures doivent être
protégées avec du mastic végétal ou un cicatrisant
pour éviter le développement de maladies.
Les petites plantes herbacées passent à travers
les gouttes et se requinquent naturellement
mais les coupes des branches des arbres fruitiers,
par exemple, réclament plus d’attention.
En protégeant l’entaille, le mastic vise à
favoriser la cicatrisation, en empêchant l’eau
de pénétrer et de pourrir la plante.
Cures de rajeunissement
Parfois, des tailles sévères sont recommandées.
Elles ont pour objet de rajeunir une
plante, de préférence lorsque celle-ci est au repos
végétatif.
Bien sûr, on ne taille pas un citronnier comme
un alpinia, plante arbustive qui, sans être très
fragile, ne redoute pas moins les fauchages
intempestifs. « En règle générale, il faut couper
franchement les plantes au ras de la tige, éviter
de les déchiqueter car cela augmente le risque
de pénétration des maladies et limite le développement
des plantes » explique Ismaël.
Et le professionnel de livrer un secret. « Quand
on n’est pas jardinier, avant toute taille, il faut
prendre son temps, regarder comment la plante
évolue, et c’est en fonction de cette évolution
qu’on appliquera une technique de taille. » A bon
entendeur !
A SAVOIR
Pour avoir de bonnes et grosses bananes dans
son jardin, il faut couper la fleur du régime
dès que les derniers fruits sont sortis, de
sorte que la sève se répartit dans les fruits.
Il est également conseillé d’ôter les bouts
des pistils sur chacun des fruits pour obtenir
de plus beaux spécimens.
n° 30 25/09/08