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Halte à la pépinière
Chez Hibade, section Birmingham à Baie-Mahault, le père, la mère et le fils cultivent l’esprit de famille sur leur propriété de 1,5 hectares.
Ce jour-là, le ciel est bas et le terrain détrempé. « Cette humidité n’est pas très favorable au fleurissement des plantes. Nous sommes très près de la mangrove » peste Rony Hibade, 48 ans. En achetant ce lopin de terre à Baie-Mahault, il y a quatre ans, Rony et Lucia Hibade ont gagné un rapprochement de leur clientèle, la plupart des jardineries et grandes surfaces autour de Jarry. Mais en quittant Deshaies, la terre qu’ils louaient à Lahaut, ils ont perdu un peu de cette sécheresse qui aide à l’épanouissement floral. « La clientèle veut savoir ce qu’elle achète. Les gens ne veulent pas voir « chat en sac » mais qu’on leur montre un produit fini » justifie Rony Hibade. Par mesure de protection, tous les plants sont donc placés sous des serres à perte de vue. Des plantes ornementales essentiellement, la spécialité de la pépinière.
Trois mois pour déménager
Les serres, le matériel, le système d’arrosage,
les plants et la petite maison en bois : tout a été
déplacé. « Il nous a fallu trois mois pour préparer
le terrain où poussait la canne et tout réinstaller
» témoigne Luigi Hibade, 23 ans, qui travaille
avec ses parents depuis trois ans, après avoir
obtenu son BEP d’horticulture et son Bac pro
de travaux paysagers.
Le jeune homme ne regrette pas son choix, un
métier au calme et diversifié, même si les plantes,
tout comme l’élevage, réclament un entretien
et des soins journaliers. « La pépinière exige
une présence en continu.
Nous prenons des vacances,
mais en alternance, et pas
trop longtemps » précise-t-il.
Une spécialité d’anthuriums
A quoi ressemble donc une journée à la pépinière
? La famille Hibade et les deux employés
sont à pied d’oeuvre à 7 heures. Tout dépend
du temps, bien sûr, et des priorités. Par types
de plantes, il y a les phases de taille, de greffe,
de désherbage, de fertilisant.... et la préparation
des livraisons, deux fois par semaine. Accueillir
également les particuliers qui veulent choisir
en direct leurs futures plantations.
Pluie oblige, ce jour-là est dédié au rempotage.
La terre et le substrat ont été préparés la veille
pour 400 jeunes plants de bougainvillées. « On
en a pour deux ou trois jours » indique Luigi.
Si la pépinière compte énormément de variétés
de plantes ornementales, des orchidées et
aussi quelques plants de légumes et d’arbres fruitiers,
elle s’est fait une spécialité pour l’anthurium,
sa fierté, à travers une dizaine de variétés
de couleurs différentes. Une serre entière leur
est consacrée à hauteur de 1000 plants par
variétés, soit quelque 8000 à 9000 pots à chouchouter.
Comment s’y rendre ?
En direction du bourg de Baie-Mahault, prendre
la direction de Birmingham par le chemin
de Trioncelle et suivre la flèche ( à droite) au
carrefour de la rue de Verdun. Suivre le chemin
de Baie à Chat, à travers cannes, jusqu’au
panneau annonciateur de la pépinière et prendre
le chemin en tuf. Vous y êtes !
29/12/2011 N°69