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Citerne à eau : un investissement rentable
L’eau douce se raréfie et la facture augmente. Deux bonnes raisons pour récupérer et stocker les eaux de pluie.
Si l’accès à l’eau potable par le réseau a indéniablement engendré un progrès, son utilisation à outrance nous conduit inexorablement à revoir nos habitudes de consommation. La ressource se raréfie. Selon la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la quantité d’eau disponible par personne pourrait tomber à la moitié du niveau actuel d’ici 2025.
A quoi sert l’eau potable ?
L’eau qui tombe sur nos toits est encore peu
exploitée alors qu’elle pourrait satisfaire la
moitié de nos besoins domestiques. A quoi
sert l’eau tirée du robinet ? A près de 80 %
pour nos besoins ménagers : hygiène alimentaire
et corporelle, chasses d’eau, lessive,
arrosage du jardin et nettoyage alors qu’un
stock permet de faire face à la majorité de
ces besoins domestiques et à des aléas comme
les coupures d’eau récurrentes, la sécheresse,
etc.
Le retour à des formes ancestrales se fait
jour. L’installation d’un récupérateur est
simple à mettre en oeuvre. Pas question toutefois
de stocker de l’eau croupie dans sa
citerne et d’attirer bébêtes et moustiques. Des
procédures réglementaires de récupération
et de traitement ont été mises en place pour
que l’eau soit stockée dans des conditions
sanitaires optimales. Le respect de ces procédures
est d’ailleurs indispensable pour
bénéficier des avantages fiscaux prévus par
la loi et s’équiper ainsi à moindre frais.
Des aides financières
La facture grimpe ! Le coût de l’eau inclut
celui de la distribution mais aussi du traitement
qui la rend potable. Pour maîtriser la
ressource en eau tout en économisant sur les
factures, les particuliers disposent de mesures
incitatives à un double niveau. Quand il
est réalisé par un professionnel, le système
de récupération et de traitement des eaux pluviales,
bénéficie d’aides non négligeables : un
crédit d’impôt de 25% ( sur l’équipement)
et une subvention de la Région Guadeloupe,
sans conditions de revenus, de plus ou moins
50% selon le volume de la citerne, hors sol
ou enterrée. Les citernes souples, à poser à
même le sol, échappent à cette aide.
n°42 du 24/09/09