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Les garanties de l’agent immobilier
En faisant appel à des professionnels « encartés » , les particuliers s’assurent la sécurité de la transaction.
Que ce soit pour vendre ou pour acheter, s’embarquer
seul dans une transaction n’est pas sans risques. Les
métiers de l’immobilier sont devenus complexes, ne
serait-ce que par le dossier de diagnostic technique qui
s’épaissit. Les personnes faisant appel à une agence
immobilière bénéficient de précautions juridiques qui
les protégent des litiges pouvant compromettre la transaction.
« Les gens estiment qu’en se passant d’un intermédiaire,
ils économisent le surcoût des honoraires. Or,
ceux-ci sont inclus dans le prix de vente. Parfois, le vendeur
vend moins cher que ce qui aurait proposé une
agence qui connaît le marché. Mais l’intérêt de faire
appel au professionnel réside surtout dans la sécurité
de la transaction » explique un professionnel.
Qui dit sécurité implique garantie professionnelle,
devoir de contrôles et de conseils.
Garanties protectrices
La profession d’agent immobilier, pour toute opération
d’achat, de vente, de locations de maisons, d’appartements
, de fonds de commerce et de terrains est encadrée
par la loi Hoguet du 2 janvier 1979 modernisée
par le décret du 21 octobre 2005.
Cette loi impose au professionnel immobilier de détenir
une carte professionnelle pour procéder aux transactions
ou à la gestion immobilière. Cette carte peut
être obtenue en justifiant d’une aptitude professionnelle.
Aujourd’hui, l’accès à la carte professionnelle est subordonné
à l’obtention d’un diplôme d’études supérieures.
L’agent immobilier doit aussi souscrire à l’assurance
de Responsabilité Civile Professionnelle qui couvre les
conséquences financières résultant, par exemple, d’erreurs,
d’omissions, ou de la découverte de vices cachés.
Il doit être également être titulaire d’une garantie financière
dont le montant et le nom de l’organisme de
garantie doivent être affichés et visibles depuis la vitrine
ou en franchissant la porte de l’agence. Cette garantie
est destinée à assurer aux acquéreurs la restitution des
versements effectués à titre d’acompte, autrement dit,
de garantir les sommes conservées pour des tiers.
Contrôle et conseil
Si ces différents dispositifs concourent à protéger les personnes
qui font appel à un agent immobilier, celui-ci exerce
un devoir de contrôle. En vertu du devoir d’information
du vendeur, l’agent immobilier doit vérifier le titre de
propriété du vendeur, l’état des servitudes et tous les éléments
tels que les règles d’urbanisme applicables.
Il a également un devoir de conseil. Ainsi, une analyse
préalable des besoins du candidat acquéreur est une première
approche pour l’orienter dans ses choix avant de
sélectionner des biens qui coïncident avec son profil et
ses capacités financières.
S’attacher les services d’un professionnel a évidemment
un coût, toujours négociable. Et ce dernier, aguerri au
processus de la transaction, vous fera gagner du temps
et, par-delà, de l’argent.
n° 41 du 27/08/09
