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La santé du marché de l’immobilier
Rentrée 2010
Les trois grands acteurs du marché de l’immobilier témoignent d’un même constat : la SNPI, le réseau ORPI et la FNAIM ont été consultés quant à la santé du marché actuel. Une nette tendance se détache : le bilan est meilleur que pour l’année 2009 mais avec une nouvelle configuration du marché...
Depuis janvier 2010, on constate une reprise des demandes
d’achats même si celles-ci restent irrégulières dans le temps : si
le 1er trimestre 2010 fut excellent, le deuxième fut moins bon ;
les agences immobilières sont confiantes pour le dernier tiers
de l’année s’étalant de septembre à décembre.
La conjoncture veut que la flambée des prix qu’a connu le monde
de l’immobilier en 2008 ne soit plus à l’ordre du jour ; chaque
vendeur et propriétaire a dû revoir ses prix pour les ajuster aux
cours du marché. Attention, il ne faut pas y voir une baisse du
marché mais bien une juste réévaluation des cotes. « Un bien
se vend à son juste prix ». Les surestimations donnent lieu à des
périodes de mises en vente beaucoup plus longues.
Un nouveau profil d’acquéreurs
L’importante clientèle qui achetait des biens neufs en Guadeloupe
depuis la Métropole grâce à la défiscalisation, a tourné
le dos aux DOM depuis les événements du 11 septembre. On
note aussi l’absence de promoteurs privés qui lançaient de nouveaux
programmes. Notre marché, auparavant fortement porté
par des clients de l’extérieur, s’est ainsi naturellement recentré.
Les agents immobiliers ont donc dû s’adapter à ces nouvelles
tendances et se tourner vers le marché local. Aujourd’hui, ce
sont les familles guadeloupéennes qui sont mises à l’honneur
avec une majorité de primo accédants. Un autre profil d’acheteurs
sont les jeunes cadres ou jeunes couples, devenus les cibles
du marché actuel. La plupart des biens, mis sur le marché jusqu’à
des montants avoisinant 300 000 euros se vendent très bien.
En fait, la volonté de devenir propriétaire est demeurée intacte
mais toutes les couches de la population n’ont pas encore accès
à ce type d’achat. Les agents ont un rôle de conseil auprès de
ces clients souvent indécis dans leurs choix mais néanmoins
pointilleux.
Des micromarchés
Dans le département, on note diverses tendances selon les localités
: La population touristique de retraités qui inonde certaines
communes a relancé un marché inhérent à ces zones. Les
taux bas appliqués par les banques sont favorables à une relance
du marché mais à contrario, les critères d’attribution des prêts
sont beaucoup plus sévères qu’auparavant. Les acheteurs âgés
ne dépendent pas de ces prêts car ils n’y ont pas accès. Ils misent
sur leurs économies ou la revente de leurs autres biens.
Quant aux populations locales jeunes désireuses d’acquérir un
bien, elles se retrouvent souvent découragées par des communes
qui appliquent des taxes foncières très élevées.
Actuellement, le challenge pour les acteurs du marché de l’immobilier
réside dans le fait de trouver des produits adaptés aux
demandes locales et aux petits budgets. Il convient de « digérer
» les produits qui restaient sur le marché au sortir de la défiscalisation
et de répondre aux demandes de la population.
L’espoir repose sur l’annonce du prêt à taux 0 qui devrait s’élargir
à de nouvelles conditions d’accès et qui devrait être mis en
application prochainement.
n° 53 du 26/08/2010