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La saison cyclonique
Un risque récurrent sur notre île
Le principe de précaution et d’anticipation prévaut dans cette période d’activité cyclonique.
Chaque année, entre le 1er juillet et le 30 novembre, les cyclones peuvent apparaître. Cette récurrence fait du phénomène cyclonique le premier des risques naturels majeurs auxquels la Guadeloupe est exposée.
Saison moins active ?
Si l’on en croit la plupart des agences ou centres de recherches
qui effectuent les prévisions à longue échéance, l’activité cyclonique
en 2009 « pourrait être sensiblement moins active qu’en
2008 » sur le bassin de l’Atlantique, et plutôt assez proche de la
moyenne. Pour 2009, dans ce secteur, les prévisions font état de
11 à 12 phénomènes nommés dont 5 ouragans et parmi ceux-ci
2 intenses ( prévisions du 8 juin 2009).
Les cyclones, avec leur cohorte de fortes pluies, vents violents et
houle cyclonique, sont sans doute prévisibles mais chaque
année, c’est le principe de précaution qui prévaut. Le Plan spécialisé
urgence cyclone (PSUC) piloté par la Préfecture et la procédure
de vigilance météorologique de Météo France participent à
la prévention collective du risque en alertant la population en cas
de menace, et en diffusant les informations et les consignes de
sécurité afin de sécuriser les personnes et les biens. Qu’en est-il
réellement de la prévention individuelle ?
Mesures de protection
Le retour d’expérience des vingt dernières années ( Hugo en 1989,
Cindy en 1993, Luis et Marilyn en 1994, Lenny en 1999, Ivan en
2004 ou Dean en 2007) a conduit la population à mieux intégrer
la prévention en se préparant au passage d’un ouragan :
construire paracyclonique, protéger sa maison, prévoir des stocks
de nourriture et de matériel, suivre les consignes de sécurité…
Une piqûre de rappel n’est pas négligeable car le phénomène peut
causer des dommages considérables qu’il est important d’anticiper.
Il s’agit de conforter les fermetures et les fixations, vérifier l’état des
toitures, dégager et nettoyer les gouttières, élaguer les arbres proches
des constructions, assurer sa maison, parer au manque d’eau
ou d’électricité…
Plus d’infos sur www.guadeloupe.pref.gouv.fr, www.meteo.gp
A SAVOIR
Une dépression tropicale présente des vents dont la vitesse est inférieure
ou égale à 62 km/h ; une tempête tropicale a des vents dont la vitesse est
comprise entre 62 et 117km/h.
Le classement des ouragans sur l’ échelle de Saphir/Simson est répertorié
en cinq catégories, selon la vitesse du vent : classe 1 : de 118 à 153
km/h ; classe 2 : 154 à 177 km/h ; classe 3 : 178 à 209 km/h ; classe 4 :
210 à 249 km/h ; classe 5 : supérieure à 250 km /h.
Pour 2009, les phénomènes ont été nommés : Ana, Bill, Claudette, Danny,
Erika, Fred, Grace,Henri, Ida, Joaquin, Kate, Larry, Mindy, Nicholas, Odette,
Peter, Rose, Sam, Teresa, Victor,Wanda.
n°39 du 25/06/09