Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Les rendez-vous de 2012
- Patrick Aurégan :« Les chefs d’entreprise pourraient mieux profiter de la défiscalisation »
- L’ADIL répond à vos questions
- Les subtilités du bon de visite
- La Fnaim a son Observatoire des prix de l’immobilier
- L’ADIL répond à vos questions
- Que vaut votre maison ?
- Le point sur les formalités d’acquisition
- Coup de mou sur l’immobilier
- Appartement : à quoi faut-il être vigilant ?

La condition suspensive attachée au prêt
Une protection pour l’acquéreur,
La condition suspensive est une protection au bénéfice de l’acquéreur qui finance son acquisition immobilière.
En clair, l’acquéreur s’engage à acheter à la condition d’obtenir son prêt. Comme il n’est pas toujours aisé d’obtenir des banques, sur le principe, la certitude que le prêt sera bien accordé avant la signature du compromis, cela suppose qu’une clause soit insérée dans le compromis ou la promesse de vente.
La vente suspendue à la réalisation du prêt
Quels en sont la portée et les effets ? La condition suspensive est un événement futur et incertain qui suspend la naissance du contrat. En fait, le compromis de vente n’existe pas tant que cette condition n’est pas remplie. L’existence même de la vente en dépend. Alors que dans le cas d’une condition résolutoire, le compromis de vente existe, mais, si la condition se réalise, la vente peut être résiliée. Dans le premier cas, le vente n’existe pas encore ; dans le deuxième cas, la vente est déjà conclue.
A crédit ou au comptant
Il convient de distinguer deux cas de figure selon
que l’achat est effectué à crédit ou payé au
comptant :
• si l’achat est financé par un crédit, l’acte devra
obligatoirement indiquer que le prix sera payé
grâce à lui ;
• à l’inverse, en cas de paiement comptant, l’acquéreur
doit indiquer, de manière manuscrite,
qu’il reconnaît être informé du fait que s’il décidait
néanmoins de solliciter un prêt, il ne pourrait
se prévaloir de son refus pour faire annuler
la vente.
Si ce point ne figure pas sur le compromis de
vente, il est considéré que l’acte a été passé sous
condition suspensive dès lors que l’acquéreur
peut apporter la preuve par tous moyens qu’un
prêt a été demandé.
Pour renforcer le dispositif de protection de
l’acquéreur, les tribunaux considèrent que le
compromis de vente doit, sous peine de
nullité, porter indication du taux d’intérêt et
de la durée du prêt.
Sachez que si la banque refuse de vous consentir
le prêt, tout dépôt de garantie versé à l’occasion
de la signature de l’acte doit vous être
restitué.
Mais attention, l’acquéreur négligent serait sanctionné
si aucune démarche pour obtenir le prêt
n’avait été effectuée : la clause suspensive serait
alors réputée réalisée et la vente effectuée. Un
plan de financement crédible est la meilleure
preuve de sa bonne foi.
(Source : service-public.fr)
La condition suspensive de l’obtention d’un
prêt est réalisée dès la présentation par un
établissement de crédit d’une offre correspondant
aux caractéristiques de financement
de l’opération, même si le bénéficiaire
refuse cette proposition.
(28/08/2008)