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Coup de mou sur l’immobilier
Le marché de l’immobilier a connu de meilleures perspectives. La crise n’épargne pas le secteur malmené par la baisse du pouvoir d’achat des ménages.
Secteur dynamique jusqu’alors dopé par les défiscalisations successives, l’immobilier a pris un coup de frais sous l’impact de la baisse des avantages fiscaux moins favorables aux accédants et aux investisseurs. Le volume des ventes a d’abord décru, pour amorcer une petite croissance en 2010, en particulier sur les biens anciens.
Des acquéreurs plus exigeants
Septembre, marqué par un haut volume de locations, n’est sans
doute pas la meilleure saison pour la vente immobilière. Les
dépenses de rentrée, les impôts à payer ajoutent à un pouvoir
d’achat en berne.
Le marché reste mou avec une demande dans des prix moyens,
autour de 200 000 à 250 000 euros. « Dans la région pointoise,
la plus sollicitée, il n’y a pas beaucoup d’offres de biens immobiliers
à ce prix-là » indique Catherine Guissard, présidente de la Fnaim
Guadeloupe, qui confirme une baisse des prix « de 20 à 30%
en règle générale » après la double crise sociale et mondiale.
« Les acquéreurs le savent et sont en position de négocier » précise
Mme Guissard. Aussi les agences incitent-elles les propriétaires
à proposer leur bien au prix au marché. Une façon de vendre
sûrement et rapidement car si les offres de logements sont toujours
plus importantes que les demandes, les produits de qualité
trouvent preneur au prix du marché.
Des banques plus pointilleuses
Les prochaines réformes pour résorber le déficit, en particulier
la taxe sur la plus-value (voir page 30), plombent l’immobilier
déjà fragilisé par la crise financière. Certes, l’aide à
l’accession en faveur des primo accédants, boostée par le
PTZ + et les taux du crédit pratiqués sont favorables à l’acquisition.
Cependant, les banques se montrent plus exigeantes.
Mme Guissard témoigne : « Les banques sont plus pointilleuses
sur les dossiers et regardent tout, y compris la situation
de l’employeur de l’acquéreur. Les compagnies d’assurances sont
aussi plus vigilantes. »
Dans ce contexte, l’envie d’acheter est là mais le malaise induit
par la tourmente des banques génère une position d’attente
toute légitime.
n°66 du 29/09/2011